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Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica





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Message(#) Sujet: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Sam 17 Juin - 21:16

Alcohol may be humans' worst enemy
Il ouvre doucement les yeux. Le soleil entre impunément dans leur studio. Bordel. Faudrait vraiment penser à acheter des rideaux. Cela dit, il avait un projet : laisser les fenêtres se salir le plus possible pour que ledit rideau se crée à partir de la poussière et des saletés. Un an. Un an qu’il attend que la magie de la saleté opère. C’est raté. Il va vraiment falloir qu’il prenne les choses en main : couvrir les fenêtres d’une couche de ketchup. Hm ? Acheter des rideaux ? Trop compliqué, voyons ! “Tu es rentré tard, hier soir. T’étais où ?” Il grogne. Il pose son bras sur ses yeux. Il ne veut plus voir cette tête brune au-dessus de lui. Hé oh, il a besoin de quelques minutes pour émerger. Faut pas l’agresser dès le réveil. Wait… Elle vient de dire quoi, sa frangine de douze ans ? Elle n’est quand même pas en train de s’inquiéter pour lui ? Si… ? Il se redresse sur un coude. Sourcils froncés (il fait toujours jour). “Attends, tu vas m’embrouiller ? Tu vas me punir, m'imposer un couvre-feu ?” Hahahaha, c’est tellement drôle. Ce n’est pas une gamine de cet âge-là qui va jouer de son autorité sur lui. Elle aura plus de chance avec les gamins de son école. Lui, c’est un dur, un gros dur. Il vit dans la rue, wesh wesh. OUI D’ACCORD. Il devient tout mielleux, tout collant, quand il voit une vidéo de chaton. Mais comme tout le monde ! Demandez à Magneto, il en sait quelque chose ! “Arrête de t’inquiéter pour moi, Em', okay ? Je me débrouille pour qu’on garde ce studio. Toi, tu dois juste te débrouiller pour devenir la future Présidente des Etats-Unis.” Non, il ne met pas de pression à sa sœur. Je ne vois pas de quoi vous parlez. Il nourrit juste quelques petits espoirs, c’est tout. Rien de plus. Vous voyez le mal n’importe où. Et puis, devenir Présidente des Etats-Unis, c’est accessible à tous. Regardez qui nous dirige actuellement. Des cons. Alors, sa sœur intelligente, elle sera bien plus légitime ! “Ah ah ah, très drôle. Je vais déjà réussir mon interro d’histoire, tu ne crois pas ?” Bworf, elle a des priorités, celle-là ! Aucune ambition. Comme si son interro d’histoire allait changer la face du monde. Comme si connaître la date de la découverte de l’Amérique allait révolutionner la planète. Hé oh, wake uuuuup. Faut voir plus grand ! Comme… construire un château avec des boîtes d’allumettes. Ça, c’est concret. Ça, c’est grand. Ça, c’est révolutionnaire.

_ _ _ _ _

Son regard fait le tour du studio. Il fait l’inventaire des choses qu’il doit emporter. Autant dire que dans un espace aussi réduit, rien ne peut lui échapper. Il ne peut rien oublier. A moins d’être borgne, ivre et drogué. Et de dormir. Et d’être ébloui par le soleil. Et de voir flou. Bref, vous avec compris. Il remonte la fermeture de son sac. Il le jette dans son dos. Il se rapproche de la porte. Il s’apprête à sortir lorsqu’il réalise qu’il n’est pas seul. Parfois, sa mère est tellement ivre qu’elle est inconsciente et silencieuse. Il pourrait organiser une fête autour d’elle qu’elle ne s’en rendrait pas compte. Il pivote vers elle. Evelyn le regarde de ses yeux mornes. “J’vais travailler. Je serai là avant qu’Emily ne termine les cours. Si t’en as marre de ta bouteille, faudrait que tu descendes la poubelle.” Pour seule réponse, il obtient un grognement sourd. Il repousse un élan d’agacement. Il le repousse bien bien bien loin. Inutile de s’agacer. Inutile de s’énerver. Cela ne servirait à rien. Surtout, il compte bien passer une bonne journée. Pas la peine de s'appesantir sur sa mère. Il aura bien d’autres occasions de s'exprimer. Il claque la porte derrière lui.

_ _ _ _ _

Détective privée. La porte annonce la couleur. Il frappe deux coups rapides. Il n’attend pas la réponse. Il a déjà la main sur la poignée. L’intimité ? Il ne connaît pas. Il vit quand même dans un studio avec deux femmes. Il a vu assez de culottes et de soutiens-gorges pour le restant de sa vie. Il n’en est pas à un près. La poignée cède sous son impulsion. Il passe la tête par la porte. Sait-on jamais. Attendez, même s’il a déjà vu de la lingerie féminine, il n’a pas forcément envie de voir Jessica en plein action avec un mec. Vous imaginez le traumatisme à vie ? “Jessica ? C’est Max.” Aucun son suspect. Aucun son équivoque. La voie est libre. Il ouvre complètement la porte. Il traverse le couloir, direction le bureau de la détective. Le meuble prône au milieu de la pièce, fièrement. Max laisse tomber son sac-à-dos par terre. Il s’arrête à un mètre du bureau. Il hésite. Trois secondes. Oui, ce n’est pas une grande hésitation. Sa bouche se tord dans une moue, ses épaules se haussent. Il fait le tour du bureau et vient s’installer dans la chaise de Jessica. La chaise de la patronne. Y a personne. Ce serait con de laisser ce siège vacant, vous ne pensez pas ? Il recule et croise ses pieds sur le bureau. Okay, il a toujours rêvé de faire ça. Il ne lui manque plus que le cigare dans la main et le téléphone dans l’autre. Le tableau est parfait. Il croise les bras derrière sa tête. Il profite. Dans deux minutes, elle va le virer de son fauteuil. Oui, parce qu’elle est forcément ici. Quel genre de personne laisserait la porte ouverte ? Le genre à ne pas craindre les coups. Mouais, okay, ça se tient. Vous croyez que Captain America laisse aussi la porte ouverte ? En mode “viendez, c’est libre service pour ceux qui veulent se prendre une dérouillée. Les pansements sont cadeaux”. ? “J’ai suivi le gars, ce Rafael machintruc. Il a acheté de l’ecsta’ et du crack, à l’angle de la onzième et de la douzième rue. J’ai des pho...” Il est coupé dans sa phrase. Jessica vient d’apparaître. Et elle n’est clairement pas en train de coucher avec un mec. Il reconnaît ce regard. Il reconnaît cette expression. Il reconnaît cette posture. Sa mère arbore toujours la même. H24. A cause de l’alcool. A ceci près que Jessica tient encore debout.

Max retire ses pieds du bureau. Il se redresse. Il se remet sur ses pieds. Il a du mal à avaler sa salive. Il a une boule coincée au fond de sa gorge. “Putain, c’est pas vrai.” Il ne devrait même pas être étonné. Il ne devrait même pas être énervé. Il connaît Jessica. Son caractère. Son penchant pour l’alcool. Il la connaît. Pourtant, à chaque fois, il oublie. Mémoire courte. Mémoire de poisson rouge. Un tour de bocal et ça y est, il oublie. Et à chaque fois, c’est la même putain de déception. Le même pincement au myocarde. Croire que les gens peuvent changer est faux. Croire que les alcooliques peuvent devenir sobres est faux. Croire qu’il peut s’entourer de personnes responsables, sobres et indépendantes de toute addiction est faux. Il a la poisse. Faut s’y faire. Un alcoolique restera toujours alcoolique. Comme un chien restera toujours un chien, même si il est adopté par un troupeau de vaches et qu’il est élevé comme une vache. Il aura beau meugler, il aura toujours quatre pattes, une queue et la taille d’un chien. Triste vie, hein. D’ici quelques années, il y aura peut-être des vétérinaires-chirurgiens esthétiques. Ils pourront donner l’apparence et les attributs d’une vache à un chien. En attendant, faut se faire à la réalité. “J’ai pas envie de voir ça, j’me casse.” Se faire à la réalité ou fuir. La fuite, c’est un bon plan. Une bonne idée. Y a pas mieux pour rester dans le déni ou pour ruminer sa colère, tranquille, dans son coin. Ah ça, il aime ruminer. Il ne fait que ça. Attendez, il ne se prendrait quand même pas pour une vache, lui aussi ? Naaaaah. Il n’aime pas assez l’herbe pour ça. Il rebrousse chemin. Il récupère son sac-à-dos. Il va se casser de là. Il va prendre de la distance avec elle. Non, en fait, avec tout le monde. Il a qu’à s’exiler sur une île déserte. Il aura pour seuls potes des chimpanzés et des dauphins. Eux, ils ne boivent pas. En théorie. Si ça se trouve, en pratique, ils se droguent et se saoulent avec des algues ou des bananes. Vous ne vous êtes jamais demandés pourquoi les singes aimaient autant les bananes ? Bande de drogués !
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Dim 18 Juin - 11:37

Une robe pourpre. Os qui craquent. Une enseigne, néons qui clignotent. Paumes éraflées, coupures. Le rire, son rire. Je saute. Encore et encore. Saute. Saute. Des minutes, des heures. Mon poing. Os qui craquent. Pire que la douleur, son absence. Du sang, pas le mien. Saute. Sa voix. Saute. Lumière violine, tamisée. Saute. "Jessica !"

Journée pourrie, aujourd'hui. Y'a les matins simplement foireux, désagréables, et puis y'a ceux-là, les emmerdeurs de compétition. Ceux qui te ruinent la journée entière, ceux qui à peine un pied hors du lit te font bien sentir à quel point ta vie est à chier, qui te mordent le mollet et ne le lâchent pas une seule seconde. Parfois, il y a une raison derrière, parfois non. Et là, c'est la première option. Nuit d'enfer, et pas dans le bon sens. Les gens sont trop stupides, à se torturer la caboche pour le passé, pour des choses sur lesquelles ils n'ont plus aucune prise. Et là, je suis sûre et certaine d'être aussi débile que la plupart, voire plus. Pourquoi je n'arrive pas à lâcher prise, merde ? Quatre ans. Ça fait quatre ans qu'il est mort et cramé. Alors pourquoi, bon sang, pourquoi je continue encore à en rêver ? Pourquoi je continue à me souvenir de ça ?

Se traîner hors du lit. Enfiler des fringues. Quelle heure ? Réveil ? Toujours cassé, brisé en deux. Téléphone. Doucement. Pas les moyens de le remplacer. 6h30 A.M. Très tôt, trop tôt. Se rendormir ? C'est foutu. Le sommeil me fuit, ce salaud. J'essaie de survoler les dossiers. C'est vite vu. Premier, adultère, presque bouclé. Juste à le suivre à la sortie de son boulot, dans, quoi ... douze heures ? Une éternité. Second, fini, juste à me faire payer. "Juste". Le truc, c'est qu'un client mécontent a toutes les chances d'être pas coopératif du tout pour régler la note. Et vu qu'une bonne part ne cherchent pas LA vérité, mais une vérité qui les arrange, et que le péquin lambda s'arrange aussi bien avec une réalité indésirable  qu'un Amish avec un four micro-ondes ... Bon, une petite visite va s'imposer, alors ... rah, je déteste ça. Et le troisième, faut que j'attendre des nouvelles de Max. Ok. Donc je ne peux rien faire, là. Plus qu'à passer le temps. Seule avec mes démons. Oh putain. Tout sauf ça.

"Un pacte avec le diable pour repousser les démons." Ca sonne encore plus stupide à dire qu'à penser. On dirait le scénario d'un mauvais film de série B ou un bouquin de fantasy au rabais. Et pourtant, c'est terriblement juste. Le nombre de gens qui utilisent un poison pour fuir ce qui les dérangent ... Le plus vicelard, avec le mien, c'est que c'est complètement légal. Y'a pas de petite voix pour me dire que j'enfreins la loi, que je contribue à un trafic, ou un truc du genre. Nan, que dalle. Je suis entièrement dans mon bon droit, garantit par la sacro-sainte Constitution et la loi de New-York. Tout humain de plus de 21 ans a le droit de se ruiner le foie, les neurones, et tout le reste à grand renfort d'alcool, tant que c'est pas sur la voie publique. Et voilà.

Troisième ou quatrième verre, peut-être. Oh, je sais, à même pas 8 heures, c'est excessif, hein ? Ben non. Je me connais, et pas dans le sens où je gère ma conso'. Mais si je reste sobre, là, je vais faire une connerie, je le sais, je sens. Casser un meuble, un mur, une chaise, cogner quelqu'un. Je les sens encore, tous proches. Les souvenirs, les fragments, aboyer, grogner. Enfoirés de clébards, lâchez-moi les basques, pour une fois dans ma foutue vie ! Trish ne doit pas passer aujourd'hui. Je crois. Nan, je suis sûre. Elle a pris un congé. Un mec, ou pas ? Si. Son nom me reviendra. Deux ou trois semaines. Bah, si ça devient sérieux, je me renseignerais sur son compte. Comme d'hab'. Bon, je finis juste la bouteille. Doit pas rester plus de trois ou quatre verres ...

Grincement. Celui-là, je le reconnaîtrais entre mille. La porte, depuis que j'ai un peu trop forcé sur les gonds, y'a cinq mois. Pas encore eu les moyens de faire réparer, et puis ça sert d'alarme, au  passage. Juste après avoir frappé. Un client téméraire et pressé ou un familier ? Merde. Où j'ai foutu ce sweat en me couchant, moi ... Ah, là, sur la table. Bon, qui déboule à cette heure-là. Oh, meeeeeeeerde. Le gosse. Max. La boulette. Même là, difficile de se planter sur sa réaction. Manquerait plus que je me vautre sous son nez, ça serait le clou du spectacle. Pas de regrets, mais de la culpabilité, ça oui. Il ne mérite pas ça. Pas avec sa vie. Merde, quelle cruche ... Une seule certitude, nette, fulgurante. Je ne peux pas le laisser se tirer comme ça. Aucune idée du pourquoi, mais c'est hors de question. Quelque chose se briserait. Et je sais pas pourquoi je me suis attachée à celui-là, mais c'est le cas.

- Attends. Fais voir les photos.

Bonne qualité, pour son appareil. Bonne prise de vue, sujet visible, identifiable. L'éclairage est pas génial, mais ça c'est la scène. Y'a Rafaël Johnsy, et sa trogne identifiable. Et l'autre ... un dealer que je connais. C'est quoi son pseudo, déjà, un truc ridicule ... Un des poneys de la série, là ... Fluttershy ou Rarity, je le confond toujours avec son associé. Je sais pas ce qu'ils ont pris, mais ça leur a laissé un demi-neurone chacun, il faut croire. Enfin, c'est un joli coup. Ça devrait me permettre de boucler le truc rapidement. Je glisse la main sous le bureau, j'en retire une enveloppe. Ouaip, c'était bien là. J'hésite, et puis j'y ajoute cinq billets de plus avant de la lui tendre.

- Tiens. Et pense même pas à refuser. C'est pas de la charité. T'as fait du bon travail, t'as largement mérité ça.

Un bref vertige. J'ai dû plus forcer que ce que je pensais. Bordel, c'est pas le moment. Je me rétablis rapidement, mais il a dû le voir. Je suis pas une actrice très convaincante. Profond soupir. Je me fatigue souvent, mais là, je me trouve franchement insupportable ...

- Je vais pas te séquestrer, tu sais. T'es adulte, tu prends tes propres décisions. Tu veux te barrer ? La porte est ouverte. J'ai aucun droit de te retenir. Je ne vais pas non plus te dire que je regrette, je ne suis pas faux-cul à ce point. Désolée pour t'offrir ce spectacle, oui, de boire, non. Alors ouais, tu peux partir, si tu veux, ou tu peux vider ton sac. C'est toi qui vois.

Vrai. Enfin, il fait ce qu'il veut. Y'a trop de gens sur cette foutue planète qui prétendent toujours savoir ce qui est bon pour toi, que eux savent mieux que toi ce que tu devrais faire. Honnêtement, j'en ai pas la moindre idée, moi. Est-ce que ça serait mieux pour lui de continuer à bosser pour moi ou de rester loin de ma carcasse alcoolisée ? Comment je le saurais ?
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Dim 18 Juin - 18:10

Alcohol may be human's worst enemy
La colère est un véritable pouvoir. Elle boue. Elle anime. Elle redonne vie. En ce moment, elle prend possession du corps de Max. Chaque geste trahit son énervement. Chaque inspiration est faite de colère. Il va se casser. Il en a marre. Marre des alcooliques. Marre des adultes irresponsables. Marre des déceptions. Il ignore comment font les autres de son âge. Comment ils font pour supporter les désillusions de ce monde. Peut-être qu’ils sont plus forts. Peut-être qu’ils sont plus tenaces. Peut-être, peut-être. Mais ça fait chier. Parce qu’il n’a pas envie de se résigner. Parce qu’il n’a pas envie d’accepter. Ce n’est pas normal. Être greffé à une bouteille n’est pas normal. Abandonner son gamin n’est pas normal. Vivre dans la pauvreté n’est pas normal. Tuer des mutants n’est pas normal. En fait, rien n’est normal. C’est l’être humain qui a fait de ce monde normal un monde anormal. Connard d’être humain. Si Max pouvait le choper, il se ferait un plaisir de lui dire ses quatre vérités. Et de lui cracher à la gueule. Et de lui foutre une bonne droite. Il va se casser, oui. Il est d’autant plus déçu par Jessica. Il ignore pourquoi, mais il s’attachait à elle. Doucement. Lentement. Il avait envie de voir en elle une adulte saine d’esprit, indépendance, forte. Au lieu de cela, elle n’est qu’alcool et addiction. Un adulte de plus. Et lui, comment il est censé faire pour ne pas tomber dans le même schéma ? Comment ? Le sac sur son dos, il compte bien s’éloigner de Jessica. Il se dirige vers la porte, mais elle l’arrête. Elle interrompt son départ. Elle le remet à plus tard. “Attends. Fais voir les photos.” Il hésite. Après tout, rien ne l’oblige à lui montrer ces foutues photos. Il ne veut plus rien d’elle. Pas de compliment. Pas d’argent. Pas de boulot. Il veut juste qu’elle le laisse tranquille. Il veut juste qu’elle arrête de boire. Bordel, ce n’est pas si compliqué que ça, non ?

Il pivote sur ses talons. Il croise le regard de Jessica. Il met du temps à se décider. Finalement, il tire les photos de son sac. Il les tend à la détective, avant de croiser les bras. Il attend son verdict. Il attend de savoir si il a fait du bon boulot. Tout en sachant que cet avis sera faussé par l’alcool. Tout en sachant qu’une personne ivre n’est pas fiable. Impossible de faire confiance à quelqu’un qui a bu plus que de raison. Il en sait quelque chose. “Tiens. Et pense même pas à refuser. C'est pas de la charité. T'as fait du bon travail, t'as largement mérité ça.” Il se penche en avant. Il récupère l’enveloppe. Et là, il la voit perdre son équilibre. Il l'observe retrouver contenance. C’est con. Il était presque en train de s’adoucir. Il était à deux doigts de rester. Très con. Il glisse l’enveloppe dans son sac. Pas un merci. Pas un pas de quoi. Il s’en fout. Il se la joue ingrat, malpoli. Qu’importe. Il veut juste empocher son fric et s’en aller. “Je vais pas te séquestrer, tu sais. T'es adulte, tu prends tes propres décisions. Tu veux te barrer ? La porte est ouverte. J'ai aucun droit de te retenir. Je ne vais pas non plus te dire que je regrette, je ne suis pas faux-cul à ce point. Désolée pour t'offrir ce spectacle, oui, de boire, non. Alors ouais, tu peux partir, si tu veux, ou tu peux vider ton sac. C'est toi qui vois.” Vider son sac ? A quoi bon ? Elle ne se souviendrait de rien demain. Elle ne se remettrait pas en question. Cette conversation serait inutile. Elle ne serait qu’une perte de temps. Elle serait vaine. Il est hors de question qu’il donne à Jessica plus d’importance que nécessaire.

Sa décision est prise. Il ne reste pas une minute de plus. De toute manière, il a plus intéressant à faire que de se la jouer indic’ pour une détective. Il ne pourra jamais prétendre faire son boulot. Il ne pourra jamais atteindre la moitié de sa réputation. Alors, il va arrêter maintenant et se tourner vers des jobs à sa hauteur. Des jobs sans ambition. Des jobs pourris. Mais des jobs qui rapportent de l’argent. Des jobs sans personne alcoolique pour le faire chier. “T’as raison, j’me casse et tu sais quoi ? Ne m’appelle plus, je n’ai pas besoin de ce job pour vivre. Je me débrouille très bien tout seul.” Il peut se démerder tout seul. Comme un grand. Il l’a toujours fait. Il continuera à le faire. Il n’a pas attendu l’arrivée de Jessica pour commencer. Il repart vers la porte, bien décidé à se casser. Sa main se pose sur la poignée. Mais rien. Il n’arrive pas à faire le geste. Il n’arrive pas à se résoudre à partir. Merde. Il est bien trop sentimental. Il est bien trop sensible pour ce monde. Il s’attache trop et trop vite aux gens. Après, tu m’étonnes qu’il ait l’impression d’être lâché de tous les côtés. Mais si il croit devenir le meilleur ami de l’épicier du coin dès qu'il lui sourit, faut pas s’étonner ! Il lâche la poignée. Il revient en arrière pour la énième fois de la journée. Prêt à laisser exploser ses reproches. Prêt à exprimer tout ce qu’il pense d’elle, de son alcoolisme, de la situation. Prêt à laisser libre cours à son énervement. “Qu'est-ce qui ne va pas chez toi, putain ? Pourquoi vous avez tous besoin de boire ? C’est pas comme si tes problèmes allaient s’évaporer ! Ils sont toujours là. Ils sont même pires. Alors, tu cherches quoi ? A fuir ? Au lieu de ça, j’peux même pas te faire confiance ! Comment je suis censé savoir si tout ce que tu dis est vrai, si t’es ivre ? Ah ah ah, j’peux pas ! Impossible !” Il ne le pourra jamais. En tout cas, pas tant qu’elle n’arrêtera pas de boire. Okay, elle tient bien mieux l’alcool que sa mère. Elle est capable de se passer de la bouteille pendant quelques heures. Peut-être même quelques jours. Mais comment connaître son état normal ? Comment savoir qu’à ce moment T, elle n’est pas sous l’emprise du whisky

Jusqu’à maintenant, il faisait semblant de ne pas voir les bouteilles et les verres. Il pouvait imaginer que c’était des clients ou des amis qui venaient boire. Il pouvait chercher des excuses à Jessica. Plus maintenant. Plus depuis qu’il l’a vu de ses propres yeux. Il est huit heures du matin et elle est déjà ivre. Il n’ose même pas imaginer dans quel état elle sera ce soir, si elle poursuit sur cette lancée. C’est inconcevable d’être aussi irresponsable que ça. Des gens comptent sur elle. Des clients, des amis, lui. Ils comptent tous sur elle. “T’as pas encore compris qu’à ce rythme, tu vas finir comme ma mère ?! Une loque incapable de serrer ses enfants dans ses bras. J’vois pas en quoi cette situation est enviable et désirable ! Tu te détruis et t’entraînes les autres avec toi. Tu t’en rends compte ?” L’égoïsme à l’état pur. Voilà ce que c’est. Elle choisit de noyer ses problèmes dans l’alcool, pendant que les autres subissent son comportement. Elle choisit d’éloigner ses démons en buvant, pendant que son entourage supporte la situation. Y a bien d’autres moyens de régler tout ça. La psychanalyse ? Ou alors, la religion ! Qu’elle aille confesser tous ses pêchés et elle reviendra en femme neuve et pieuse. Jessica dans une église, cela est presque surréaliste. “Si je n’étais pas venu, t’aurais fait quoi ? T’aurais continué à te saouler ? C’est ce que tu vas faire une fois que je me serais cassé ?” Il juge. Il juge allègrement et sans aucune vergogne. Il n’a que faire de ce qu’elle pense, qu’elle soit agacée, qu’elle soit vexée. Elle n’a qu’à pas boire. C’est elle qui a débuté. Maintenant, elle n’a plus qu’à récolter les fruits de sa connerie. Et si les critiques de Max la gênent, c’est pareil. Il ne compte pas changer d’avis. Il connaît trop bien les alcooliques. Il sait que leurs promesses ne doivent pas être prises au sérieux. Il sait qu’il ne faut jamais leur faire confiance. Il sait qu’on finit toujours blessé. Quoi qu’il arrive. Les deux seront abîmés par cet échec. Sauf que l’alcoolique pourra se tourner vers la boisson, à la différence du sobre qui devra soigner ses plaies avec ses espoirs et ses désillusions. Si Max continue à voir Jessica, il va finir blessé. Il le sait. Il n'en a pas franchement envie.

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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Dim 18 Juin - 23:51

C'est débile, c'est stupide, mais j'en suis à remercier la bouteille, là. C'est elle qui m'évite de me foutre en rogne, alors que je subis la colère de Max. Une rage qui ne m'est pas dédiée en exclusivité, pas besoin d'être Sherlock pour le savoir. Sa mère, évidemment. Alcoolique et pire que moi. Alors je suis sympa, ouais, mais j'ai mes limites. Et là, vu le torrent qu'il me déverse, elles sont vites atteintes. Mon contrôle vacille. Dangereusement. L'alcool m'enlève pas ma lucidité, ma mémoire, ma conscience, hélas, ça serait juste génial. Mais nan, il m'engourdit, juste, et c'est pas si mal. Ça m'évite de lui écraser le bureau en pleine poire, après son petit speech. Et ça ne résoudrait rien, oh non. Alors je croise les bras, je patiente. Dur, ça. Et j'écoute, ce qui l'est moins. Et plus il déroule son petit laïus, plus j'ai l'impression d'essuyer les plâtres pour sa génitrice, là. Hors de question. Je l'aime bien, le Max, mais ça, c'est non, niet ! Je refuse de payer pour les conneries des autres, j'ai assez à faire avec les miennes. C'est bon, il a fini ? Oui ? On dirait bien. Alors c'est mon tour, là. Je m'appuie sur le bureau, poings serrés. Les yeux dans les yeux. Hors de question de flancher.

- Primo, Max, je suis pas ta mère. Alors t'es bien gentil, mais je ne peux pas répondre à sa place !

J'ai haussé le ton. Merde. Calme-toi, Jess'. Calme-toi avant de faire un truc que tu pourrais regretter. C'est la seule chose qui compte, là. Ne pas craquer, coûte que coûte.

- Secundo, tu crois que je le sais pas ? Tu crois que je suis aveugle et sourde, que je vois pas les regards changer, que je suis sourde aux ragots, aux jugements ? Non ! J'étais comme ta mère, y'a quatre ans, ouais ! Tu crois que j'ai pas vu ce que je faisais morfler à Trish, à l'époque ? Tu crois vraiment que je ne me bats pas pour remonter la pente ?

Je commence à marteler doucement le bureau. Merde. Ne pas cogner le mobilier, surtout pas. J'ai pas les moyens de le remplacer. Zen. Un ton calme ? Là, je me débrouille pas trop mal. Tant que je ne défonce pas les meubles, ça devrait bien se passer.

- Mon putain de problème, c'est que je ne suis pas humaine, moi ! Et ça, tu n'as pas la plus petite idée de ce que c'est à vivre ! Tu ne connais pas ce monde comme je le connais, merde ! Tu as peut-être entendu parler de ce qui y rode, mais tu ne les as pas vus ou affrontés ! Les monstres, les vrais ! Tu ne sais rien, RIEN !

Merde. Je me suis énervée, à nouveau. Un cran de trop. Une fissure qui apparaît, dans un craquement. Le bureau qui se fendille. Fais chier, il était comme neuf encore ... Je sens la colère me déserter, immédiatement. Vidée. Ne pas craquer. Ne pas pleurer. Fierté stupide, illusoire, mais souvent, c'est tout ce qu'il nous reste, tout ce à quoi on peut se raccrocher. Je refuse d'être une victime, d'être réduite à ça. Il n'a pas réussi de son vivant, il ne va pas le faire mort. JAMAIS.

- Je préfère être soûle que violente, ou pire. Et je bois moins qu'avant, crois-le ou pas. Mais parfois, ouais, quand c'est ça ou faire une grosse, monumentale connerie ... Je ne vais pas m'arrêter de boire demain. Alors si tu peux pas me faire confiance à cause de ça ...

Oui, ça me ferait mal de le laisser filer. Mais on ne peut pas aider quelqu'un malgré lui. Ça ne marche juste pas comme ça. Je n'aurais pas l'énergie de faire avec son rejet. C'est con.
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Mar 20 Juin - 17:49

Alcohol may be human's worst enemy
Il aurait cru qu’en laissant sa colère s'échapper, il irait mieux. Qu’il se sentirait mieux. Hé bien, c’est raté. Il s’est fourré le doigt dans l'oeil, bien profond. La colère appelle la colère. A moins que ce ne soit la connerie qui appelle la connerie ? Après tout, il est en train de foutre en l’air une amitié qui fonctionnait bien. Jessica lui filait du travail, elle veillait sur lui. Et lui… hé bien, il faisait son boulot et c’est tout. Ah si ! Il encaissait le fric. Ouais, c’est un glandeur de première qui ne fait pas grand-chose pour les autres. Mais bon, ça fait du bien, des fois. Ne pas avoir à s’inquiéter pour quelqu’un d’autre. Être au centre de l’attention. Ne pas se soucier d’être un gamin responsable. Tout ça, il pouvait le laisser de côté avec Jessica. Jusqu’à aujourd’hui. Elle est ivre. Ce qui veut dire qu’il ne peut pas juste fermer les yeux. Ce qui veut dire qu’il va devoir s’inquiéter pour elle. Et bordel, ça fait chier ! “Primo, Max, je suis pas ta mère. Alors t'es bien gentil, mais je ne peux pas répondre à sa place !” Il n’a pas l’âme à rire. Et même s’il l’avait eu, il aurait ri jaune. Jessica n’est pas sa mère. Pourtant, elle a le même regard, la même colère, la même agressivité. Ils l’ont tous. Ceux qui boivent. Ceux qui ne veulent pas renoncer. Comme s’ils se construisaient un mur de colère pour se protéger des autres. Ca tombe mal. Max est doué pour franchir les murs. Hé ouais. Il les enjambe et il les emmerde. On l’appelle le Franchisseur de murs. Oui, je n’ai pas dit que ce surnom était le meilleur de la planète. Il n’y a que les super-héros et les super-vilains qui ont un pseudo classe. Et encore. Ca dépend de certains.

Il croise les bras. Il s’enfonce dans sa rage. Il en a rien à foutre qu’elle ne soit pas sa mère. Le seul fait qu’elle boive la range dans la même catégorie. C’est ainsi. La tolérance à l'égard des alcooliques, il ne connaît pas. Enfin, plutôt il ne connaît plus. Il n’a plus de patience pour eux. “Secundo, tu crois que je le sais pas ? Tu crois que je suis aveugle et sourde, que je vois pas les regards changer, que je suis sourde aux ragots, aux jugements ? Non ! J'étais comme ta mère, y'a quatre ans, ouais ! Tu crois que j'ai pas vu ce que je faisais morfler à Trish, à l'époque ? Tu crois vraiment que je ne me bats pas pour remonter la pente ?” Un peu de lucidité ! Merveilleux. Jessica n’est donc pas totalement perdue. Est-ce qu’il doit s’en réjouir ? Allez, il va être sympa et lancer une ola rien que pour elle. Une ola à lui tout seul. Ridicule. Il va plutôt se contenter de garder les bras serrés contre lui. Ses ongles s’enfoncent dans ses paumes. Manière de contrôler. Manière de se contenir. Jessica a le meuble qu’elle martyrise (pauvre petit bureau). Lui, il a ses mains. “Mon putain de problème, c'est que je ne suis pas humaine, moi ! Et ça, tu n'as pas la plus petite idée de ce que c'est à vivre ! Tu ne connais pas ce monde comme je le connais, merde ! Tu as peut-être entendu parler de ce qui y rode, mais tu ne les as pas vus ou affrontés ! Les monstres, les vrais ! Tu ne sais rien, RIEN !” Les bras s’éloignent de son corps. Il retombe le long de ses jambes dans un geste d'exaspération. Il lève les yeux au ciel. Genre, il n’a conscience de rien. Non, c’est vrai. Il n’a que vingt-et-un ans. Il a encore beaucoup de choses à découvrir. Il a encore des tonnes de trucs à apprendre. Mais il n’est pas con. Il voit très bien ce qu’il se passe. Il a conscience de tous les risques qui existent.

Il ne vit peut-être pas dans la même réalité, dans le même monde. Mais au moins, il vit, lui. Il ne cherche pas à s’enfoncer dans un déni relatif. Il ne cherche pas à fuir la situation ou à la rendre plus tolérable. Il aurait pu se droguer des centaines de fois. Il aurait pu s’enfiler trois bouteilles de vin à cinq ans. Il aurait pu. Il n’en a rien fait. Sauf si on considère les dragibus comme une drogue. Alors, oui, il est addict. Addict aux sucreries. Il essaye de se soigner, histoire de ne pas se choper des caries et de finir édenté à trente ans. Craquement. Sursaut. Son regard se pose sur Jessica. Surpris. Ses yeux descendent vers le bureau. RIP, le bureau. Il était beau, pourtant. Il était bien pratique, pourtant. Pas assez solide pour la force de la détective. Max oublie parfois qu’elle a une super-puissance. Il l’oublie souvent, même. Sinon, il ne ferait pas une crise de colère devant elle. Au risque de se prendre un bon crochet. Il n’est pas suicidaire… Attendez, si, il l’est. Bon, il n’est pas fou… Attendez, si, il l’est sûrement. Qui ne l’est pas ? Oh, fait chier ! “Je préfère être soûle que violente, ou pire. Et je bois moins qu'avant, crois-le ou pas. Mais parfois, ouais, quand c'est ça ou faire une grosse, monumentale connerie ... Je ne vais pas m'arrêter de boire demain. Alors si tu peux pas me faire confiance à cause de ça ... ” Aaaaah, donc, c’est toléré de boire quand on est sur le point de faire une grosse connerie ! Mais fallait le dire plutôt ! Il aurait compris, alors. Mais oui, qu’il est con. Sérieux, tout le monde fait ça. Plutôt que de tenter le coup ou de juste ne pas faire la connerie, ils boivent. Si Hitler avait eu une bonne bouteille de vin à côté de lui, il n’aurait peut-être pas déclenché une guerre et éradiqué des gens pour leur religion ou leur sexualité. Le pire aurait pu être évité grâce à un simple alcool. Destin pourri. Destin nul. Jessica ne se demande jamais si boire ne serait pas, justement, la grosse connerie à éviter ? Non évidemment. La bouteille est un compagnon bien plus sympa. Silencieux. Utile. Toutes les qualités d’un ami.

Donc, ça veut aussi dire que la mère de Max a envie de faire une énorme connerie depuis… depuis combien de temps, déjà ? Une vingtaine d’années ? C’est que cette bêtise doit la titiller à longueur de journée. “Non, c’est vrai, t’as raison ! Pourquoi est-ce que je m’en suis pas rendu compte avant ? Je ne suis qu’un gamin naïf qui vit dans la crasse et qui ne voit pas la réalité du monde ! J’ai vraiment de la chance et j’ose encore me plaindre, putain. J’ai seulement une mère ivre H24 et une soeur à nourrir. Je suis le plus chanceux des gamins du Bronx ! Heureusement que t’es là pour me le rappeler !” Qu’est-ce qu’il ferait sans Jessica, sérieux ? Elle est la voix de la sagesse. Celle qui délivre toujours la vérité. Celle qui permet de relativiser ta vie de merde. Non, c’est vrai. Il a une vie de merde. Mais moins merdeuse que celle de Jessica. Après tout, elle a de super-pouvoirs qui lui permettent de faire la différence. Mais du coup, elle doit affronter des méchants super forts quand Max, lui, doit se contenter de trimer pour ramener quelques dollars. Elle risque sa vie à longueur de journée quand Max se contente d’esquiver le proprio qui réclame son loyer. Elle voit des horreurs quand Max doit nettoyer les saletés de sa mère. Y a pas à dire, il a une vie enviable. Allez, il la lui offre, si elle veut. Si y a que ça pour lui faire plaisir. “Si tes pouvoirs te pourrissent autant la vie, pourquoi t’arrêtes pas de les utiliser ? Personne ne t’oblige à faire le bien autour de toi ! T’as qu’à faire comme des milliers de planqués qui ont des pouvoirs et qui n’en branlent pas une. Comme ça, tu pourras continuer ta petite vie et arrêter de picoler à huit heures du mat’ !” Aussi simple que cela. Elle laisse de côté ses pouvoirs (et donc, une partie de sa personnalité, mais on s’en fout) et elle peut arrêter de boire pour oublier les mochetés de la société. Bienvenue dans le monde des mortels très très mortel, où tout le monde est gentil, beau et adorable. Allez, viens, on est biiiiieeen.

Non, c’est vrai, le monde des humains est digne d’un épisode des Bisounours. Ils ne souffrent de rien. Ils ne sont qu’amour et bienveillance. C’est bien connu. Il n’y a que les super-héros pour se rendre compte de l’horreur de ce monde. Un soupir. Il en a assez. Assez de se battre. Assez d’être en colère. Assez de tout, en fait. Allez, venez, on lui arrache le coeur et il ne ressentira plus rien. “J’peux pas continuer à m’entourer de gens qui boivent et qui le font à n’importe quelle heure. J’ai pas envie de te trouver avachie dans ton vomi et de devoir te sortir de là. Et j'ai pas non plus envie de te laisser en tête-à-tête avec tes bouteilles.” Il l’a déjà trop fait avec sa mère. A des âges où il aurait seulement dû se préoccuper de jouer ou de participer à l’anniversaire de Bidulechouette. Et il continue encore, aujourd’hui. Il ne compte pas faire la même chose avec Jessica. Elle est bien plus forte, bien plus bienveillante, bien plus tout. Elle ne mérite pas de se défoncer à coup de whisky. Sauf qu’elle le fait. Un jour, il se pointera et il la retrouvera dans un état lamentable. Il ignore pourquoi, mais il n’a pas envie de la voir ainsi. Il veut avoir une vision d’elle bien plus positive et valorisante. Ce n’est pas si compliqué que ça, non ? Bon, okay, elle a peut-être raison. Il est trop insouciant. Trop naïf. Malgré toutes les merdes qu’il voit tous les jours.


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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Ven 23 Juin - 15:35

Rah. Je me flanquerai bien deux baffes, là. Parmi la liste innombrable des gens insupportables à mes yeux, y'a les moralisateurs pontifiants. Généralement des vieux cons, ou des vieilles connes, le genre n'a pas d'importance, qui vous rabaissent, sous prétexte que EUX ils ont vécu, que EUX ils ont de l'expérience. Bravo, Jess', à même pas 40 ans, t'es déjà capable de tenir ce genre de discours. Wouhou ! Il peut continuer de beugler, le gamin, je ne le suivrais pas sur ce terrain. Autant l'envie que de boire du débouche-chiottes. Et pourtant, ouais, il a tord. Il n'a pas la pire existence du monde, il ne vit pas dans le pire trou de la planète, le pire pays. Le nôtre a un sacré paquets de défauts, mais tout de même ... Je vais pas dire que la vie l'a gâté, mais elle ne s'acharne pas non plus à le mettre à terre. Pas plus que moi, en fait. Qui de lui ou de moi a le plus morflé ? Aucune idée, c'est pas une putain de compétition !

Je rigole, là, doucement. Malgré moi. C'est quoi qu'il m'avait dit, ce psy' ? "Toutes les confrontations ne sont pas à éviter, surtout quand il ne s'agit pas de faire parler vos poings" ? Un truc du genre. Bon, ça vaut toujours le coup de faire une tentative, non ?

- Je peux vraiment être une sacrée connasse, parfois. Désolée, Max, je m'étais pas rendue compte que je sonnais aussi ... péteuse, cul-serrée.

Moue contrite, bras écartés, paumes vers le plafond. C'est le mieux que je puisse en faire en guise d'excuses. Je suis pas très douée pour ça ... Je lui désigne la chaise derrière lui.

- Tiens. Ça te dit de s'asseoir un peu ? Je vais faire du café.

S'asseoir, ça calme les gens, en général, et je ne fais pas exception. Parce qu'à beugler comme ça, on va finir par réveiller tout l'immeuble, l'isolation est vraiment pas terrible ... Et j'aimerais autant éviter de tirer Malcolm du lit, entre autres. Je file dans la cuisine à côté pour lancer la machine. Pas de ces Nespressos sophistiqués à la "What Else ?" ou autre modèle dernier-cri, nan. Conception rustique, avec grains moulus en sachet, filtre en papiers, le machin archaïque. Comme beaucoup d'appareils ici, à part pour le taff. Quand on risque de briser n'importe quoi dans un instant d'inattention, on évite de le payer cher !

Au cas où, je ramène deux tasses. On sait jamais. Café bien noir, sans sucre. Le goût est pas foufou, mais le coup de fouet que ça donne, si. Idéal pour émerger rapidement. Se poser dans mon fauteuil aussi. Bon, où j'en étais, déjà. Ah, oui.

- La question n'est pas de les utiliser ou pas, Max. Je ne sais pas pour ceux qui tordent des cuillères ou foutent le feu, mais pour moi ... c'est ce que je suis, point. Je ne suis pas née comme ça, mais ça fait partie de moi. Imagine-toi avec la force de trois Schwarzys, obligé de surveiller le moindre de tes gestes. Si je me mets en rogne, si j'ai la trouille, si je stresse, si l'adrénaline me botte le cul, je risque de perdre le contrôle, de craquer, de ne pas me retenir. Comme tout le monde, hein ? Sauf que moi, ça fait beaucoup, beaucoup plus de dégâts.

Et c'est du vécu. Douloureux. Perdre le contrôle. Se le faire voler serait plus exact. Perdre toute emprise sur son corps. Ne plus réprimer sa force. Faire craquer des os. Tuer. Un frisson. L'envie d'alcool qui revient à ce souvenir. Non. Pas devant lui.

- Je te l'ai dit, Max, je ne vais pas changer de boulot, d'attitude, et je vais pas arrêter de boire. Je ne vais pas te sortir des conneries comme quoi je ne peux pas, que c'est impossible, ou une autre excuse pourrie. J'ai fait des ... expériences qui sont difficiles à oublier, et encore plus à vivre. Et j'ai pas envie d'affronter ça.

Mais alors pas du tout. J'emmerde les thérapeutes. Parler de la souffrance, de ses causes, de ses raisons, ne m'a jamais rien apporté, si ce n'est encore  Les distractions, le travail, l'alcool, la baston, aider quelqu'un, voir ma frangine, oui, mais déterrer toute la crasse enfouie bien profond ? Non. Entre celui qui voulait que j'explore mes traumas, celui qui essayait de fouiner dans mon enfance (oh, l'AUTRE sujet tabou, grande idée !), celui qui m'a appris à répéter des noms de rue ...

- Je ne suis pas vraiment quelqu'un de bien. Je ne supporte juste pas les connards qui ont du pouvoir et s'en servent pour piétiner les autres. Et je suis douée pour foutre la merde, alors autant que ça soit chez eux, non ?
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Sam 1 Juil - 10:14

Alcohol may be human's worst enemy
Peut-être que c’est un truc d’adulte. Vous savez, de décevoir, de se pourrir la vie, de faire chier les autres. Ouais, ça doit être ça. Bordel, il a vingt-et-un ans. Autrement dit, il est un adulte. Est-ce qu’il est en train de devenir comme eux ? Comme sa mère ? Comme Jessica ? No way. Il ne peut pas faire ça à sa soeur. Elle compte sur lui. Elle a besoin de lui. A moins que ça ne soit l’inverse… Dans tous les cas, il refuse de devenir comme eux. Il refuse d’être irresponsable et égoïste. Quitte à aller servir des repas aux sans-abris. Quitte à ramasser les crottes de chien dans la rue. Tout faire. Peu importe ce que c’est. Tant qu’il ne suit pas l’exemple des adultes qui l’entourent. Tiens, il devrait commencer par se casser d’ici. C’est vrai, quoi ! Il est là depuis dix minutes. Il aurait déjà dû claquer la porte derrière lui. Sauf que Jessica a visiblement besoin de lui. Si elle boit, c’est qu’elle doit avoir un problème. Un truc qui la fait chier, au-delà de ces monstres qu’elle doit affronter, comme elle dit. Sinon, tous les super-héros seraient comme elle. On aurait une team Avengers totalement ivre qui ne pourrait même pas se déplacer ou viser droit. Vous imaginez Captain America lancer son bouclier et assommer un innocent plutôt qu’un ennemi ? Attendez, elle rit. Jessica se marre. Elle a vraiment un problème. Un sérieux problème. Si ça se trouve, elle est folle et il ne s’en rend compte que maintenant. Est-ce qu’elle n’aurait pas fermé la porte à clé sans qu’il s’en aperçoive ? Est-ce qu’elle va le séquestrer ? Putain, y a pas intérêt ! Il lui fera vivre un enfer, si c’est le cas. “Je peux vraiment être une sacrée connasse, parfois. Désolée, Max, je m'étais pas rendue compte que je sonnais aussi ... péteuse, cul-serrée.” Et une ola pour Jessicaaaa. Voilà une belle prise de conscience. Il commençait à désespérer ! Elle peut ranger sa moue contrite. Ca ne marche pas avec Max. Quoique… Bon okay, il sent déjà la colère redescendre d’un cran. Il est bien trop domptable. Un vrai petit chiot. Et il se déteste pour cela. Depuis le temps, il aurait dû apprendre à se forger une épaisse carapace. Une carapace à l’abri de toutes les conneries des autres. Mais non. Il a une foutue carapace en carton.

Il garde les bras croisés sur son torse. Les épaules tendues par l’énervement. Il a besoin de se défouler. Il a besoin de se vider l’esprit. Et il sait déjà comment il va le faire. En escaladant des murs. En entrant dans la vie des autres. En s’évadant de son putain de quotidien pourri. La vie des autres semble toujours mieux. En particulier quand on entre dans des bâtiments où la vie s’est arrêtée du jour au lendemain. Les lieux abandonnés se prêtent parfaitement à l’imagination. Et alors, aucun problème ne peut venir ternir le tableau. “Tiens. Ça te dit de s'asseoir un peu ? Je vais faire du café.” Il hésite. C’est qu’il n’a pas que ça à foutre. Il a du boulot. Il doit faire tourner son commerce. De quel commerce il s’agit ? Très bonne question. Peut-être que la première étape de son boulot est de déterminer ce qu’il veut faire de sa vie médiocre. Passer son temps à nettoyer le vomi de sa daronne et à livrer des journaux n’est pas tellement un plan de carrière. Sur un CV, ce n’est pas très valorisant. Il regarde la chaise. Encore un instant. Située en face de celle de Jessica. Comme s’il était un client. Comme s’il y avait une distance hiérarchique. Il a l’impression de retourner à l’école, quand il était convoqué dans le bureau du proviseur. Max a tapé son camarade. Max n’a pas fait ses exercices de maths pour la troisième fois. Max a quitté le cours d’histoire sans aucune raison. Max a séché ses cours. Max par-ci. Max par-là. Sauf que Jessica n’est pas son ancien proviseur. Il jette son sac au pied de la chaise. Il s’y installe. Enfin, il se vautre sur la chaise. Quoi ? Il est tout colère et en plus, il n’a pas été élevé à Buckingham Palace. Faut pas lui en vouloir, à ce petit !


La question n'est pas de les utiliser ou pas, Max. Je ne sais pas pour ceux qui tordent des cuillères ou foutent le feu, mais pour moi ... c'est ce que je suis, point. Je ne suis pas née comme ça, mais ça fait partie de moi. Imagine-toi avec la force de trois Schwarzys, obligé de surveiller le moindre de tes gestes. Si je me mets en rogne, si j'ai la trouille, si je stresse, si l'adrénaline me botte le cul, je risque de perdre le contrôle, de craquer, de ne pas me retenir. Comme tout le monde, hein ? Sauf que moi, ça fait beaucoup, beaucoup plus de dégâts.” Beaucoup de dégâts comment ? C’est vrai, quoi ! Il n’a jamais vraiment vu Jessica dans une énorme colère. Elle sait toujours garder son calme avec lui. Sauf quand il commence à la juger et à lui hurler dessus. Là, étrangement, elle est moins sereine. Il ne touche pas encore à son café. Y a des choses plus importantes que de boire. Genre… discuter ! Il se penche en avant. Avant-bras appuyés sur ses cuisses. “Okay, alors pourquoi boire ? En général, les ivrognes sont agressifs et ont encore moins conscience de leurs gestes. T’admettras que ça n’a pas de sens de boire à longueur de journée quand on veut pas perdre le contrôle !” Elle a vraiment des théories pourries. La meuf veut garder le contrôle, alors elle boit. Méthode aussi efficace que de jeter une assiette par terre quand on ne doit pas la casser.  C’est à n’y rien comprendre. Il en a vu, des gens qui boivent. Il en a vu beaucoup. Ils ont l’alcool heureux ou l’alcool triste. Dans les deux cas, la limite avec la violence et l’agressivité est mince. Très très mince. Il suffit de bousculer, de provoquer et voilà. La poudre prendre feu. Il n’y a qu’à voir tout à l’heure. Jessica a bousillé son bureau. Si ça avait été la tête de Max, elle aurait explosé. Coucou les morceaux de cervelle partout !

Y a un truc qui cloche chez Jessica. Il ne sait pas tout sur elle. En fait, il ne sait pas grand-chose. Sauf ce qu’il a lu dans la presse et encore. C’est pas comme si il avait la télé chez lui ou qu’il avait les moyens de perdre deux dollars dans l’achat d’un journal. Il fait confiance à une inconnue. Bordel ! Les parents ne sont pas censés lui apprendre à ne pas parler aux inconnus ? Ah oui, il n’a pas de père et sa mère est... absente. “Je te l'ai dit, Max, je ne vais pas changer de boulot, d'attitude, et je vais pas arrêter de boire. Je ne vais pas te sortir des conneries comme quoi je ne peux pas, que c'est impossible, ou une autre excuse pourrie. J'ai fait des ... expériences qui sont difficiles à oublier, et encore plus à vivre. Et j'ai pas envie d'affronter ça.” Ils en ont tous, des expériences difficiles à oublier. Ils ont tous dû surmonter des épreuves. Ils font tous des cauchemars le soir. Elle n’est pas l’exception. Tiens, prenez Max. Il n’a que deux décennies et déjà, il a dû apprendre à s’éduquer tout seul. Il aurait pu crever au milieu des assiettes sales, mais il en a décidé autrement. Il s’est pris en main pour survivre. Survivre. C’est la clé. Survivre pour ensuite, réussir à vivre. Faut juste trouver le bon équilibre. Ce moment où tu te débrouilles tellement bien pour survivre que tu peux te détendre et vivre ta vie. “Mais p’t’être que t’as juste pas à oublier ! Il paraît que toutes les épreuves forgent qui l’on devient, alors assume ces épreuves !” Bon okay, il l’avoue, c’est plus simple à dire qu’à faire. D’un autre côté, si tout était simple, il serait déjà à la tête d’une multinationale et il kifferait se baigner dans ses dollars. Autant vous dire qu’il en est loin. Mais si lui, il arrive à trouver du boulot et à être heureux dans de rares moments, pourquoi pas elle ? Il n’est pas plus fort, il n’est pas plus mature, il n’est pas plus courageux. C’est même le contraire. S’il n’y avait pas sa frangine, il foutrait sûrement rien de ses journées.

Il s’autorise enfin une gorgée de café. Il repose rapidement la tasse sur le bureau. Il ne raffole pas de la caféine. Trop fort. Trop tout. Il n’en a pas chez eux. Ils n’en ont jamais eu. Le café a l’air d’un truc luxueux, d’un truc pour les personnes qui travaillent. Ce n’est pas lui. Ca ne lui ressemble pas. “Je ne suis pas vraiment quelqu'un de bien. Je ne supporte juste pas les connards qui ont du pouvoir et s'en servent pour piétiner les autres. Et je suis douée pour foutre la merde, alors autant que ça soit chez eux, non ?” Il lève les yeux au ciel. Elle est nulle. Elle est bête. Y a pas à dire, elle a de la merde dans les yeux. Elle ne voit pas qu’elle est quelqu’un de bien. Est-ce qu'à ce niveau, on peut parler d’humilité et de modestie ? Non, on parle plutôt de connerie. Une bonne grosse connerie. “Sérieux ? Tu crois pas que t’es quelqu’un de bien ? Et tu fais quoi avec moi, hein ? Je ne suis pas con. Tu pourrais faire mon boulot sans aucun problème. T’es meilleure et bien plus rapide, alors ne me dis pas que c’est pour mes incroyables compétences. On sait très bien que ce n’est pas vrai.” Faut être réaliste. Il sait seulement cadrer et appuyer sur le déclencheur. Il a mis des semaines à comprendre les histoires d’ISO, d’ouverture et vitesse. Il n’y comprend toujours rien, d’ailleurs. En plus, il prend ses photos avec un appareil photo trouvé dans une benne à ordures. Autant dire qu’il n’est pas la source idéale pour un détective. En plus, il lui parle mal. Pourtant, elle continue à faire appel à lui. Dans une autre entreprise, il aurait déjà été viré dix fois. Pas chez Jessica. Pourquoi ? Parce qu’elle est quelqu’un de bien.

Je comprends pas comment tu peux arriver à faire des trucs de fous pour les autres et que dalle pour toi. C’est pourtant pas si différent. Je sais pas, moi… essayes de voir un psy, parles-en avec des amis écris tes mémoires, vas tabasser la gueule de quelques cons responsables de tes problèmes. C’est pas les moyens qui manquent.” De nos jours, il existe des milliers de façons de trouver une oreille attentive et de trouver une solution aux problèmes. Elle n’a qu’à aller faire un tour sur des forums d’entraide et raconter sa vie. Ou sinon, il doit bien y avoir un groupe de discussion pour super-héros ? Un truc où chacun viendrait parler de ses traumatismes. Imaginez la scène : une pièce obscure, où des mecs et des meufs costumés discutent et pleurent. Il aimerait trop y assister ! Mais il sait que parler est difficile. Du moins, avec certaines personnes. Peut-être qu’elle n’a pas envie de dévoiler toutes ses faiblesses à n’importe qui. Qui sait ? “Ecoute, je ne sais pas exactement ce qu’il t’est arrivé, okay ? Mais si t’as besoin... j’suis là.” Il hésite. Après tout, personne n’a envie de se confier à un gamin du Bronx qui n’a aucune éducation et qui vous accuse de boire à outrance. Mais peut-être que c’est ce qu’elle veut. Si ça se trouve, qu’elle boive avant qu’il n’arrive était un appel à l’aide. Qu’est-ce qu’il en sait ! Il n’est pas psychologue. Il en est même loin. Au moins, l’invitation est lancée. Il est là, au cas où.



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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Mar 18 Juil - 22:38

Il se plante, le môme, mais je ne chercherais pas à argumenter. La flemme ? Un peu. Et puis vanter les bienfaits de l'alcool à celui qui souffre d'une mère alcoolo, comment dire ... j'suis même pas sûre que "débilité profonde" soit suffisant pour décrire la connerie du truc. L'alcool m'inhibe. L'alcool m'apaise, me rend plus léthargique, plus lente à la détente. L'alcool m'évite de démarrer au quart de tour, de commettre une vraie connerie. Et putain, l'alcool les tient à distance. Les souvenirs. Les visions. Il leur enlève leurs crocs, leurs griffes, leur met une foutue muselière.

Et assumer les épreuves ? PUTAIN NON. Y'a certains trucs que je ne peux PAS assumer. Pas plus qu'oublier. Je dois vivre malgré, et non pas avec. Certaines choses ne rendent pas plus forte. Certaines ... brisent. Mutilent. Amputent. Et apprendre à vivre sans ce qu'on vous a ôté ... Dur ? Putain d'euphémisme ! Un calvaire, ouais ! J'ai déjà tout essayé. Les psys, les thérapeutes, les amis. J'ai même tenu un putain de journal intime, sur les conseils du dernier psy. Échec, échec, échec. Les geignards anonymes ? Hors de question, merde ! Je refuse d'être réduite à une victime plaintive, qui exhibe ses plaies, ses fractures avec d'autres, pour se sentir moins seule. Trop d'amour-propre, de fierté. Débile ? P'têt ben. Mais c'est mon putain de caractère, d'ego, d'entêtement qui m'a permis de vivre. De survivre.

Quelqu'un de bien. Ouais, ouais, non, sans façons. Trish est quelqu'un de bien. Max aussi, à sa façon. Luke l'est. Sa femme l'était. Moi ... ben, grise. Ni blanche, ni noire. J'ai fait mon lot de vacheries et de crasses. Quelques crimes. J'essaie de compenser, mais ... y'a pas de foutue équation de la bonté. A quel moment les actes altruistes compensent-ils les pêchés ? J'en ai pas la moindre idée. Mais j'en ai pas fait assez, ça, je le sais. Encore trop de morts sur la conscience.

Putain, le café ça fait du bien. Un bon coup de fouet, les idées qui s'éclaircissent. Allez, on se secoue les puces, Jess'. T'as du boulot. Mais d'abord, mettre les choses au point avec le gosse. C'est un bon gars, y'a pas à dire. S'il est capable de s'inquiéter même pour moi ...

- J'ai été voir des psy'. J'en ai parlé avec des potes, même avec ma sœur, merde ! Et ... que dalle. Il me faut juste du temps. Un TPST, ça s'efface pas en un claquement de doigts.

Soupir. Oh, je suis sûre que y'a des moyens, hein ! Genre voir un télépathe, ou un truc du genre ... mais ça, jamais ! Plus jamais quelqu'un ne jouera avec ma cervelle. Plutôt crever la gueule ouverte dans le caniveau !

- T'es vraiment quelqu'un de bien, Max'. Ça, y'a pas de doute. Moi ... heu, nan, je passe. Trop d'erreurs, trop de fautes, trop de ... dégâts irréparables. Bon, je suis pas une ordure non plus, l'auto-flagellation c'est pas mon truc. Mais j'ai trop de sang sur les mains pour prétendre être la gentille de l'histoire, c'est tout.

Hem. Je viens pas de me flageller, justement, dans cette même tirade ? Merde, zut, je ne sais plus. Oh, tant pis, ce qui est dit est dit ... Bref.

- Tu veux savoir pourquoi je t'embauche, Max ? Je t'embauche parce que tu vaux mieux que ces boulots de merde dans lesquels la société t'as bloqué. Je t'embauche parce que je détesterais voir un jeune de plus obligé de tourner mal pour gagner sa vie correctement. Parce que je t'aime bien et que t'as du potentiel, ouaip. Par contre, je ne fais pas ça pour que tu me plaignes. Je ne fais pas ça pour que ça te rajoute des emmerdes en plus, parce que Dieu sait que t'en as déjà assez sur le dos.

Mais c'est vrai, quoi ! Y'en a assez de ces gens qui passent leur temps à flanquer toutes leurs crasses sur autrui ! On a tous nos fardeaux, je le sais. Et le mien, je le trimbale seule, tant bien que mal. Avec un peu d'alcool pour aider à l'effort, parfois, okay. Voire beaucoup. Pas la pire des méthodes, il me semble ... j'ai pas viré tortionnaire, serial killer ou super-vilaine. C'est déjà pas mal !

- Je ne suis pas une héroïne, te trompe pas. J'essaie juste de vivre avec mon passé, et ça implique d'aider les gens, de t'aider toi. Parce que peut-être que ...

Peut-être que, alors, j'arriverais enfin à me pardonner. C'est ça, le fond du problème, pas besoin d'aller consulter pour le savoir. Trish m'a pardonnée. Malcolm m'a pardonnée. Luke aussi, peut-être. Mais moi ? Jamais. C'est trop ... Bref. Ça ne me réussit pas de m'appesantir là-dessus. Et puis il est temps de se mettre au boulot. L'alcool se dissipe peu à peu, le café fait son oeuvre, mes idées sont bien plus claires. L'instant geignard est à peu près passé. Et puis j'ai de quoi me mettre à bosser, désormais. Hum ... d'ailleurs, peut-être que ...

- Dis, Max ... ça te dirait de me filer un autre coup de main ? Rien de dangereux, ni même de risqué. Mais je me suis dit que t'aimerais peut-être voir à quoi ça rimait, ton boulot ?
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Lun 24 Juil - 16:08

Alcohol may be human's worst enemy
Il est le premier à se dire défaitiste. Il est le premier à voir l’échec où il n’y en a pas. Il pourrait même être élu “Roi du Défaitisme”, si cela existait. D’ailleurs, il est à deux doigts de se faire construire un trône à la Game Of Thrones. Pourtant, il est là, en train de convaincre Jessica qu’il y a forcément une solution à tous ses troubles, à son addiction à l’alcool. Parce qu’il y en a forcément une. Il n’est pas parvenu à aider sa mère. Mais Jessica, il le peut. Elle est différente, plus forte, plus courageuse, plus combative. Et merde, elle a une meilleure vie. Elle a un boulot, elle est sa propre patronne, elle a des amis, elle a des pouvoirs badass. C’est clair que dans son malheur, elle a eu de la chance. Il ne le lui dira pas, sinon elle risquerait de casser un peu plus son pauvre bureau. Déjà qu’il fait la gueule… “J'ai été voir des psy'. J'en ai parlé avec des potes, même avec ma sœur, merde ! Et ... que dalle. Il me faut juste du temps. Un TPST, ça s'efface pas en un claquement de doigts.” Un TP-quoi ? Il fouille dans ses souvenirs pour retrouver la signification de cet acronyme. Il est certain que ça ne veut pas dire Travaux Pratiques de Sciences Terrestres, ni Tu Peux Sauter du Toit. Trouble de Stress Post-Traumatiques ! Voilà la bonne signification. Bon okay, d’accord, il lui faut du temps. Mais elle en a déjà eu, non ? Et puis, ce n’est pas une raison pour boire. Ce n’est pas en fuyant qu’elle va se remettre. Il est temps d'essayer une autre méthode.

Il en est convaincu. Lui qui n’a aucune expérience en psychologie et qui n’a que vingt-et-un ans. Faut croire qu’entre deux graffitis, il a suivi des études et qu’il est devenu expert psychologique. Appelez-le Dr. Powell. Et il vous offre une consultation gratuite parce que vous êtes ses amis. La chance, hein ? “T'es vraiment quelqu'un de bien, Max'. Ça, y'a pas de doute. Moi ... heu, nan, je passe. Trop d'erreurs, trop de fautes, trop de ... dégâts irréparables. Bon, je suis pas une ordure non plus, l'auto-flagellation c'est pas mon truc. Mais j'ai trop de sang sur les mains pour prétendre être la gentille de l'histoire, c'est tout.” Elle abuse ! Elle n’a jamais entendu parler de pardon et de conneries dans le genre ? Sérieux, elle croit vraiment que Stark a autant d’états d’âme, alors qu’il a vendu des armes pendant des années et qu’il a contribué à tuer des centaines de personnes ? Non, bien sûr que non. Pourtant, maintenant, regardez, il est acclamé, idolâtré. Okay, Jessica n’est pas Stark. Elle n’a pas d’armure clinquante, elle ne vole pas (quoique), elle ne porte pas aussi bien les lunettes de soleil (désolé) et elle ne fait pas partie des Avengers. Mais elle n’a pas fait plus de mal que Stark ou les Avengers réunis. Même les X-Men ne sont pas tout beaux, tout gentils. Il lève les yeux au ciel parce que merde, elle ne voit pas ! Elle ne voit pas la réalité. Elle ne voit pas qu’elle n’est pas méchante. Sinon, qui se ferait chier à la fréquenter ? Sérieux, faudrait être maso pour vouloir la fréquenter, en prenant le risque de crever.

Peut-être qu’elle pense que tous ses proches sont masos, alors ? Pourtant, Max est loin de l’être. Oui, il crapahute n’importe où. Oui, il a déjà vendu de la drogue. Oui, il a tendance à se battre… En fait, il est maso. Au secours ! “Tu veux savoir pourquoi je t'embauche, Max ? Je t'embauche parce que tu vaux mieux que ces boulots de merde dans lesquels la société t'as bloqué. Je t'embauche parce que je détesterais voir un jeune de plus obligé de tourner mal pour gagner sa vie correctement. Parce que je t'aime bien et que t'as du potentiel, ouaip. Par contre, je ne fais pas ça pour que tu me plaignes. Je ne fais pas ça pour que ça te rajoute des emmerdes en plus, parce que Dieu sait que t'en as déjà assez sur le dos.” Ouais, ça l’intéresse de savoir pourquoi lui et pas un autre. Il connaît des personnes deux fois plus compétentes que lui. Deux fois plus doués. Pourtant, elle s’est tournée vers lui. Alors, ouais, il veut savoir. Mais pas entendre ses histoires, sa volonté de jouer la Bonne Samaritaine, tout ça pour ne pas qu’il finisse à voler ou pire encore. Sérieux, quoi. Il n’a pas besoin d’un job pour ne pas le faire. Il y a une limite qu’il n’est pas prêt à franchir. Là où elle n’a pas tort, c’est qu’il risque de s’inquiéter. Mais est-ce que cela embête réellement Max ? Non. Il préfère encore continuer à la voir, prendre de ses nouvelles, l’aider, plutôt que de lui tourner le dos. Et de toute manière, elle ne lui demande rien. Elle ne se plaint pas. Elle ne l’accable pas de ses problèmes. C’est Max qui s'approprie ses problèmes. Comme un grand. “Non, c’est vrai, tu me causes beaucoup trop de problèmes. Tu me donnes du boulot, tu me permets de me payer à manger et de payer le loyer… Putain, t’es vraiment atroce !” Il préfère la raillerie. Ca passe toujours mieux que de longs discours. En tout cas, il en a l’impression. Ce n’est pas comme si ses dires pouvaient reposer sur des preuves fondées.

Je ne suis pas une héroïne, te trompe pas. J'essaie juste de vivre avec mon passé, et ça implique d'aider les gens, de t'aider toi. Parce que peut-être que ...” Elle n’a pas besoin de finir sa phrase. Il a compris. Jessica n’est pas la femme forte, combative, protectrice qu’il imaginait. Oh que non. En fait, elle est bien plus que ça. Elle est la culpabilité incarnée. Elle traîne un sac de remords aussi lourd qu’elle et aussi grand que le Texas. “T'as raison, Super-Jones, ça ne sonne pas bien. T'as pas un nom fait pour être une super-héroïne.” Si elle croit qu’en aidant les autres, elle parviendra à dompter ses remords, elle se trompe. Elle ne trouvera le pardon que lorsqu’elle aura accepté qu’elle n’est pas parfaite et qu’elle n’est plus la personne qui a fauté. D’ici là, hé bien, elle continuera à boire. Faut que Max s’y fasse. Ce qui n’est pas le défi le plus facile qu’il ait eu à relever dans toute sa courte vie. Il ne touche pas à l’alcool de peur de devenir sa mère. Dès qu’il le peut, il se la joue campagne de sensibilisation contre les effets de l’alcool. Avec Jessica, ça ne sert à rien. Il vient de le comprendre. Visiblement, les effets néfastes que les simples humains doivent subir se transforment en effets salutaires chez Jessica. Allez comprendre. Alors oui, il va devoir s'habituer à croiser Jessica ivre. Pour le moment.

La conversation semble s'être calmée. Ils arrivent à discuter calmement. Et surtout, à ne pas partir dans un grand débat sans fin sur le bien et le mal, sur les bonnes et mauvaises actions. Sur tout et n'importe quoi, en fait. Avec tout ça, Max a même le temps de boire son café. “Dis, Max ... ça te dirait de me filer un autre coup de main ? Rien de dangereux, ni même de risqué. Mais je me suis dit que t'aimerais peut-être voir à quoi ça rimait, ton boulot ?” Attendez, quoi ? Elle veut qu’il l’accompagne ? Il en reste bouche bée. Jusqu’à maintenant, il se contentait de lui ramener des informations. Ensuite, elle faisait dieu sait quoi avec. Il ne posait pas plus de questions. “Sérieux ? J’ai vraiment le droit de t’accompagner ?” La proposition n’est pas anodine pour Max. C’est une preuve de confiance. C’est un moyen de voir la grande Jessica Jones en action. C’est l’occasion de voir l’envers du décor du job de détective. Est-ce qu’il va se faire prier ? Absolument pas. A voir ses yeux surexcités, il n’a même pas réfléchi à refuser. Ce serait comme dire non à une pyjama party avec les Knicks. Impensable. Inenvisageable. “Okay, j’en suis ! On va où ? On va faire quoi ? On va soutirer des infos à quelqu’un ? On va entrer par effraction quelque part ? On va frapper quelqu’un ?” Des questions. Beauuuucoup trop de questions. C’est qu’il débute, le pauvre petit. Et qu’il a le sentiment d’être le jour de Noël. En mieux. Et sans les trucs chiants (faire le sapin, se taper la foule dans les magasins, devoir payer un repas pour dix alors qu’ils ne seront que trois…). Alors, Mère Noël, quel est le programme ?


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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Mer 26 Juil - 17:04

Bon, on dirait que j'ai accroché l'enthousiasme de Max, avec ma proposition. Heu ... génial ! C'est vrai, à force de faire ce boulot jour et nuit, matin et soir, j'en oublierais presque que pour beaucoup, c'est un travail mystérieux, passionnant, excitant. Bon, une fois qu'on a le nez dedans, ben ... c'est terne, souvent monotone et plan-plan, et c'est un peu le but. Quand les choses dégénèrent, c'est soit qu'on a foiré quelque part, soit que on s'attaque à une affaire trop grosse pour soit et qu'on est pas assez futée pour l'abandonner. Ma spécialité ... Mais c'est vrai qu'il y a quelque chose de génial à fouiner dans les affaires des gens, à exhumer leurs petits secrets sordides ou à peine gênants. Un penchant bizarre ? Je dirais plutôt un hobby largement répandu. Y'a qu'à voir les ventes de magazines people et les paparazzis !

Hochement de tête pour sa première question. Ça serait une sale farce de ma part de lui faire une feinte. Un peu connasse, comme geste ! Et puis ça m'évite de repartir dans cette discussion qu'on vient d'achever. Courage fuyons ! Enfin, je peux pas m'empêcher de sourire devant sa réaction. Ça change de l'attitude blasée à la Jessica Jones, pour sûr. Bon, agripper la veste, les photos qu'il m'a rapporté, mon sac, mon propre appareil ... et 'zou !

- Où on va ... rendre visite à une de nos connaissances mutuelles. Rafaël Johnsy, celui dont tu as tiré le portrait. Ce qu'on va faire ? Finir ce pourquoi j'ai été engagée, et ce à quoi tu as contribué. Et, normalement ... y'aura pas besoin d'en venir aux poings. J'aimerais autant pas, en fait !

Verrouiller la serrure, vérifier l'alarme du téléphone et l'itinéraire, check. Tout en continuant à papoter. Pas si mal, hey !

- Tu sais, là-dessus, ma réputation est assez surfaite. Ok, ça m'arrive de me battre, mais si je peux éviter ... La plupart des gens auxquels j'ai affaire sont de petites frappes, et ma réputation les dissuade. C'est pas plus mal. Je suis souvent en délicatesse avec les flics, et une bagarre c'est la meilleure manière de se retrouver en tôle pour une nuit ou plus !

Totalement vrai. Sans oublier que ça m'arrive d'avoir besoin de leurs infos, et avec une réputation de fouteuse de merde, ça serait pas siiii évident. Bon, ok, pour une part c'est le cas, mais y'a un petit tiers qui accepte de m'en toucher quelques mots, à l'occasion. Pour quelqu'un qui a frôlé la taule, c'est pas si mal ! Hop, dans la rue, son brouhaha familier. Je l'entraîne à ma suite. Un peu de marche à pied, ça ne doit pas lui faire peur, au ninja urbain ! Sérieusement, ce môme me ridiculise sur ce point ... je suis pas agile, moi, je suis puissante, nuance ! Donc je passe rarement en finesse. Oups. Ou pas.

- Bon, petit topo sur l'affaire. Je sais pas si tu connais notre larron, mais bon, c'est un petit truand, surtout du trafic d'objets volés, des cambriolages de vacanciers ... Bref, rien de bien méchant. Sauf qu'il doit du fric à une femme, et à des gosses. Qu'il refuse de payer, bien sûr. Alors, normalement, elle devrait passer par toute la procédure, la justice et tout, mais ça lui coûterait de l'argent qu'elle n'a pas, et du temps qu'elle a encore moins. Et Monsieur Johnsy est en conditionnelle. J'imagine que tu vois où je veux en venir ?

En gros, il est foutu. Et ça grâce aux photos de Max. J'espère qu'il le réalise. Bon, l'affaire est pas exactement dans la poche, mais presque. Et avec un petit coup de main de la part de Max, ça devrait être un jeu d'enfant.
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Jeu 27 Juil - 16:10

Alcohol may be human's worst enemy


Suivre Jessica sur une affaire. Ca a quand même de la classe. Elle lui fait confiance et il ne sait pas tellement pourquoi. Cette fois, il n’est pas question de le sortir de la rue et de le détourner des trafics. C’est plutôt… un moyen de l’occuper ? Merde ! Jessica se transforme en sa baby-sitter. Sauf que là, il faut oublier les jouets, les biberons et les couches à changer. Hé oui ! Elle n’est pas du genre à promener les bébés dans une poussette et à les laisser jouer dans le bac à sable. Elle est plutôt du genre à partir à l’aventure, à leur apprendre la vie en les emmenant dans des appartements crasseux. Et Max ne va pas s’en plaindre. Il a besoin d’action. Il n’a pas les jeux vidéos pour se défouler, lui. Il doit vivre réellement les dangers. Il doit se battre. Il doit se défouler. Et il a aussi besoin d’un peu d’occupation. Sinon, il tourne en rond. Surtout en ce moment où le boulot n’est pas assez nombreux. Si c’est risqué ? Il n’en sait rien et de toute manière, il y a peu de chance que ça tourne mal pour lui. Il s’inquiète plutôt pour le mec en photo. Après tout, c’est lui qui va devoir rendre des comptes à Jessica. Et avec la détective à ses côtés, Max n’a aucune raison de crever aujourd’hui. Enfin, espérons-le. Ce serait quand même con de se passer de sa petite bouille angélique, non ? Allez, avouez !

Jessica commence à se préparer. Max suit le rythme. Il récupère son sac et se dirige vers l’entrée. Il n’en revient toujours pas. Est-ce que suivre la détective dans son travail fait de lui un… héros ? Bworf. Pas du tout. Il a surtout l’air d’un gamin qui est en plein stage d’observation. Il ne manque plus que la mission méga-ultra-giga-importante : ramener le café et photocopier des dossiers. Mais c’est pas grave. C’est toujours mieux que de regarder sa mère boire comme un trou. “Où on va ... rendre visite à une de nos connaissances mutuelles. Rafaël Johnsy, celui dont tu as tiré le portrait. Ce qu'on va faire ? Finir ce pourquoi j'ai été engagée, et ce à quoi tu as contribué. Et, normalement ... y'aura pas besoin d'en venir aux poings. J'aimerais autant pas, en fait !” Rhaaaan ! Allez ! Même pas un tout petit coup de rien du tout ? Franchement, une droite dans le nez ? Le mec ne sera même pas sonné ! Il ne fera que beugler et s’évanouir à la vue de son sang. C’est rien du tout. Inoffensif. “Tu sais, là-dessus, ma réputation est assez surfaite. Ok, ça m'arrive de me battre, mais si je peux éviter ... La plupart des gens auxquels j'ai affaire sont de petites frappes, et ma réputation les dissuade. C'est pas plus mal. Je suis souvent en délicatesse avec les flics, et une bagarre c'est la meilleure manière de se retrouver en tôle pour une nuit ou plus !” Tsss. Beaucoup trop raisonnable, cette Jessica. Tant pis, Max gardera ses poings bien cachés dans sa veste. Il se battra un autre jour. Mais quand ? Y a pas quelqu’un qui veut prendre rendez-vous, s’il vous plaît ? C’est gratuit ! Il devrait passer une annonce. "Mec de vingt-et-un ans, pas très grand, agile, cherche punching-ball humain contre glace pour soigner os cassés." Qui pourrait résister à une annonce pareille ? Personne !

Les voilà dans la rue. Ils prennent la direction de.... de quoi, déjà ? Sûrement l’appartement de Johnsy. Il doit être en train de regarder des conneries à la télé. Ou de baver dans son lit. En général, les gens malhonnêtes vivent la nuit et dorment le jour. De vrais vampires. Hey, est-ce que ce serait un vampire ? Dans ce cas, ça expliquerait pourquoi Jessica ne veut pas frapper. Elle va plutôt attaquer frontalement avec l’ail et un pieu. Ah ah ! Malin ! “Bon, petit topo sur l'affaire. Je sais pas si tu connais notre larron, mais bon, c'est un petit truand, surtout du trafic d'objets volés, des cambriolages de vacanciers ... Bref, rien de bien méchant. Sauf qu'il doit du fric à une femme, et à des gosses. Qu'il refuse de payer, bien sûr. Alors, normalement, elle devrait passer par toute la procédure, la justice et tout, mais ça lui coûterait de l'argent qu'elle n'a pas, et du temps qu'elle a encore moins. Et Monsieur Johnsy est en conditionnelle. J'imagine que tu vois où je veux en venir ?” Okaaaay, rien à voir avec les vampires. C’est plutôt un type normal, finalement. Enfin, normal, tout est relatif. Le mec est un vrai connard. L’ail et le pieu dans le coeur ne peuvent rien pour ce genre de personne.

Il mémorise tous les détails de la situation. Pour savoir où il va mettre les pieds et surtout, ce qu’il va se passer. Johnsy. Trafiquant de moindre envergure. Cambrioleur à ses heures perdues. Connard à temps plein. Doit de l’argent. Le portrait est complet. Avec ça, on pourrait dresser un C.V. complet et flatteur. Dans les expériences, on lui mettrait “Abruti depuis les années 1980, de génération en génération”, “Effraction et vol des bijoux de mémé en vacances”, “recèle d’objets volés, dont dentiers de pépé”. Et dans les qualités (très importantes, les qualités, il ne faut surtout pas les oublier), on pourrait mettre : connard, irresponsable, crétin. Et malchanceux. Parce qu’il va rencontrer Jessica Jones. Sûrement la détective qui arrive au bout de chacune de ses enquêtes, grâce à sa… force de persuasion. “On le menace de le dénoncer à la police, avec preuve à l’appui, s’il ne redonne pas l’argent à la cliente. C’est ça ?” Ca semble plutôt facile. Il suffira de faire les gros yeux au mec, de le bousculer un peu, de menacer de jeter le vase de sa grande tante, de vomir dans ses restes de pizza et de lui montrer les photos. En cinq minutes, ce sera fait.

En fait, elle a vraiment un boulot facile. Il suffit de montrer les dents et hop, l’affaire est dans le sac. Il devrait penser à se reconvertir (enfin, se convertir, vu sa carrière inexistante). Il pourrait tout aussi bien se débrouiller. D’un autre côté, il n’est pas certain de trouver des clients. Qui ferait confiance à un mec à peine majeur ? Maintenant que l’objectif de leur sortie est clair, il faut penser à un plan d’attaque. Après tout, ils ne vont simplement pas se pointer à la porte du gars, toquer, lui offrir des cookies “faits maison” et le ligoter à sa chaise. Si ? “Alors, on s’y prend comment ? On défonce sa porte ou on entre par effraction chez lui ? Et s’il essaye de s’enfuir, on fait quoi ? On lui court après ?” Oh oui ! Une course-poursuite dans les rues de New-York. Trop la classe. Enfin, sans les voitures de police, les coups de feu et les sirènes hurlantes. Juste un sprint dans la rue. Heureusement qu’il a plutôt une bonne endurance. Sinon, il risquerait de ne pas atteindre le bout de la rue. “Et moi, je fais quoi ? Et ne me dis pas que je vais rester en arrière pour ‘regarder et apprendre’, c’est débile. Je peux entrer en premier pour voir s’il est là.” Il ne vient pas pour rester en retrait. Il compte bien avoir son petit rôle à jouer. Même mineur. Si elle ne veut pas qu’il entre discrètement, il peut… fouiller dans les caleçons du mec pour trouver l’argent qu’il doit ? Allez quoi, un truc utile pour une fois !


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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Jeu 3 Aoû - 21:31

Bah voilà, il a tout compris, le Max' ! Bon, j'ai pas été d'une subtilité majeure, sur ce coup, mais c'est toujours agréable de voir quelqu'un capable de connecter A et B pour en déduire C. D'expérience, c'est quelque chose que trop de gusses oublient complètement de faire ... Bref, il a presque tout bon, mais y'a un détail à ne pas oublier. Les menaces ne marchent que si on a le poids de les appuyer, par les relations, la puissance, ou la force. Littéralement, dans mon cas. Et faut pas croire que ça marche sur tous les zigues, certains sont trop cons, d'autres juste trop ... instables. Mais le Rafaël n'est ni l'un ni l'autre, il est juste ... paumé, un peu défoncé aussi.

- Hmm hmm, t'as saisi l'idée, ouaip.

Pour la démarche de contact, par contre ... nope, nope, nope. L'effraction, c'est illégal ! Ouais, putain, ça me fait marrer rien que de le penser, vu le nombre de trucs un peu borderline que j'ai fait pour le taff, mais c'est justement là. La zone grise ... les choses pas vraiment légales mais pas franchement illégales non plus. L'effraction, c'est ... risqué, on va dire, à limiter au strict minimum. Et pas quand le gusse est chez lui à coup sûr. A la rigueur, j'aurais pu opter pour la technique de la sonnette et du porte-à-porte ... mais là, vue l'heure, il doit être calé dans un bar. Et c'est pas plus mal. Ça évitera que ça dégénère en esclandre, soyons folles !

- Nan, on va essayer de la jouer tranquille, pour une fois. Enfin, c'est le plan, et tu sais ce qu'on dit des plans ... A cette heure, il doit être calé en plein antre du pêché, le repaire du pire vice de la Terre, j'ai nommé un bar. Et je connais ses points de chute habituels. C'est là qu'on va le chercher.

Je dois lui reconnaître un truc, au bougre, c'est qu'il a un bon goût en matière de tavernes, à défaut d'une autre qualité ... ouais, bon, lui et moi on fréquente les mêmes, quoi ! On s'est déjà croisé plusieurs fois, il a même payé une ou deux tournées ... on a dû échanger, quoi ... cinq phrases ? Peut-être six ? Et c'est là qu'est l'os. Je le connais, il me connaît aussi. S'il se souvient de ma trogne, s'il percute, s'il se méfie, ou une connerie du genre ... j'aime pas pourchasser les gens. C'est fatiguant, c'est la porte ouverte à toutes les conneries, toutes les bavures ... et j'ai pas de badge ou de masque si ça dégénère. C'est là qu'il va m'être précieux, mon acolyte !

- Le truc, c'est qu'il me connaît. Entre piliers de comptoir des mêmes bouges ... S'il me voit et qu'il a un accès de paranoïa, il va filer à toute birzingue, et je suis pas un putain de lévrier ! Donc l'idée, c'est que toi tu rentres, tu vois s'il est là et si c'est le cas ...

Hop, l'une des photos, griffonner vite fait dessus un petit mot doux, du genre "Je t'ai choppé, connard, alors tu viens causer ou ça file chez les flics avec ses petites copines". La poésie romantique, ça n'a jamais été ma tasse de thé, la littérature amoureuse non plus ... Je préfère être directe et franche.

- Tu lui remets ça, avec les compliments de Jessica Jones, qui l'attend devant. Y comprendra. Moi j'me place de manière à zieuter la porte de service, s'il essaie de jouer les filles de l'air.

Bon, c'est pas tout, mais nous voilà à destination. Un bouiboui à la pancarte à moitié défoncée et jamais remplacée ... "Le Diablotin Rieur", il me semble. Bon. Premier test. Apprenti détective Max Powell, en piste ! Alors, est-ce que j'ai ce qu'il faut en monnaie ... ouaip ! Et quelques biffetons pour mon collaborateur !

- Tiens. Pour les consos'. Tu rentres, tu te prend un truc à boire, un soda vu que j'imagine que l'alcool c'est pas ton truc ? Bref, tu te poses à une place où t'as une bonne vue, tu bois un peu, et t'en profite pour zieuter discrètement et voir s'il est là ? Si ouais, préviens-moi d'un sms avant de lui donner la photo.

Allez, j'attend les questions, et puis je file me nicher sur mon perchoir. J'ai confiance, il est débrouillard, Max. Et puis, au pire, on le choppera sans trop galérer, le voleur radin. Ça, je le sais. C'est un bon test pour lui !
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Sam 5 Aoû - 7:34

Alcohol may be human's worst enemy


Il est prêt. Il est body ready. Elle peut lui demander ce qu’elle veut (dans la limite du raisonnable, hé oh, don’t touch his body !), il le fera. Après tout, ils vont mener à bout une enquête, tels Colombo. Ou Starsky et Hutch. Bref, ils ont la classe. Regardez-les en train de marcher, comme si la rue leur appartenait. Le vent vient donner du mouvement à leurs cheveux. Les gens se retournent sur leur passage (peut-être qu’ils ont du PQ collé à la chaussure ?). Les chiens s’éloignent d’eux en couinant (t’as peur, mon pote, niark niark niark, rentre chez ta mère, le clebs !). Les magasins ferment leurs portes devant eux. Les parents récupèrent leurs enfants. Bref, ils sentent bon le swag et la puissance, t’as vu ? Il ne manque plus que la musique en fond sonore pour leur donner quelque chose d’héroïque. Enfin, on va quand même regarder devant soi. Hein. Histoire d’éviter de chuter connement sur une merde de chien et de se ridiculiser. Ce moment est tellement gracieux qu’il ne faudrait pas le gâcher avec une chute sans aucune classe.

Ah si ! Je sais ce qu’il manque ! Des mitraillettes. Beaucoup de mitraillettes. Et des explosions apocalyptique en fond. Terminator, tu n’as qu’à bien te tenir ! La relève est dans la place. Et elle va casser de la gueule. Et collecter tes dents pour en faire un collier. Et… bon okay, j’en fais trop. “Nan, on va essayer de la jouer tranquille, pour une fois. Enfin, c'est le plan, et tu sais ce qu'on dit des plans ... A cette heure, il doit être calé en plein antre du pêché, le repaire du pire vice de la Terre, j'ai nommé un bar. Et je connais ses points de chute habituels. C'est là qu'on va le chercher.” HEIN ? La jouer tranquille ? Mais ça ne va pas du tout avec les plans de Max, ça ! Il était prêt à écraser la tête de Rafael sur la table. Il était prêt à essuyer le front de Jessica pendant qu’elle se battrait. Il était prêt à… maiiiiiiis, c’est trop pas juuuuuuuste. Pourquoi Jessica n’est pas drôle, hein ? HEIN ? Pourtant, il a été sage. Gentil. Adorable. Angélique. Et tout et tout. Il a arrêté de lui crier dessus. Il a même accepté qu’elle boive de l’alcool (bon, on ne peut pas vraiment dire qu’il ait accepté de gaieté de coeur, mais quand même, ça compte !). Il a tout fait comme il faut. Mais non.

Et dans un bar, en plus ! Génial. Bonne idée. Ce n’est pas comme si Max avait un problème avec l’alcool. Et avec les gens qui boivent l’alcool. Et avec ceux qui vendent l’alcool. Et avec… en fait, avec tout ce qui a un rapport avec l’alcool. En gros, on peut dire ça. Et Jessica le traîne dans un bar, le matin. A votre avis, qui on va trouver dans ces bars ? Des ivrognes qui pourrissent leur vie, à coup de vodka. La merde. Autant dire que Max va être comme un poisson dans l’eau. Un pur plaisir. Une excursion comme il les aime. Il préférait son plan. Largement. Aller dans l’appartement du gars et attendre. Peut-être même fouiner pour trouver des preuves de ses trafics. Jessica, ton plan craint à mort. C’est Max qui le dit. En toute objectivité, évidemment. Max est toujours objectif. Max dit toujours la réalité. Max ne met jamais son opinion dans l’équation. JA-MAIS. Max, c’est le gars parfait. Gentil et objectif. C’est lui qui devrait avoir l’avenir du pays entre les mains. Enfin, pas trop, quand même. Pour les décisions, okay. Pour les rencontres avec les autres Présidents, non. Il serait obligé de mettre un costard. Il ne serait pas crédible cinq secondes. Il ressemblerait à un gamin qui aurait emprunté les vêtements de son padre. Autant éviter.

Bon, du coup, on se la joue tranquille et dans un bar. Plus ça va et plus le programme lui semble chiant à en crever. Mais c’est le lot de tous les jobs. Il y a toujours un moment qui est plus chiant que les autres. Sauf pour les comptables. C’est chiant tout le temps. Déso’, mais pas déso, les comptables ! “Le truc, c'est qu'il me connaît. Entre piliers de comptoir des mêmes bouges ... S'il me voit et qu'il a un accès de paranoïa, il va filer à toute birzingue, et je suis pas un putain de lévrier ! Donc l'idée, c'est que toi tu rentres, tu vois s'il est là et si c'est le cas …” Si c’est le cas, tu le butes d’une balle dans l’anus ? Tu l’assommes par derrière et tu lui dessines des moustaches au stylo indélébile ? Tu le gaves de cacahuètes jusqu’à ce qu’il se transforme en une cacahuète géante ? Non, rien de tout cela. Elle lui tend une photo sur laquelle elle vient de gribouiller quelques mots. Okay. Donc, il joue au facteur. Ca, c’est dans ses cordes. Il a déjà livré des journaux. C’est plus ou moins la même chose. Sauf que cette fois, c’est pour botter les fesses de quelqu’un.

Il tourne la photo pour y lire le message. Déjà, 1/ il devrait s’offusquer qu’elle saccage une de ses photos. Sérieux, ce sont des oeuvres d’art ! On n’écrit pas dessus ! 2/ Jessica a le sens de la formule. Si avec ce message, le mec ne flippe pas et ne s’enfuit pas, Max ne comprend pas. “Tu lui remets ça, avec les compliments de Jessica Jones, qui l'attend devant. Y comprendra. Moi j'me place de manière à zieuter la porte de service, s'il essaie de jouer les filles de l'air.” En principe, les gens envoient un SMS ou une carte postale. Ils ne payent pas quelqu’un pour suivre et prendre en photo le destinataire, avant d’écrire un mot sur la photo. C’est vraiment trop compliqué. Mais soit. Il n’est que l’exécutant, après tout. Et puis, tout ça a l’air terriblement simple. A part si Rafael est ivre. Là, ça va tout changer. Il peut vite devenir agressif et violent. Heureusement, Max sait comment gérer. Il a un très bon sujet d’entraînement chez lui. Un bon coup de chaise dans la gueule. Ca vous calme tout le monde. Quoique… si on en croit les films de western, ça a plutôt tendance à déclencher les bagarres. Hm… changement de tactique. Max l’agressera avec une bouteille d’eau. Là, le mec ne pourra pas riposter. Il sera K.O. direct.

Tiens. Pour les consos'. Tu rentres, tu te prend un truc à boire, un soda vu que j'imagine que l'alcool c'est pas ton truc ? Bref, tu te poses à une place où t'as une bonne vue, tu bois un peu, et t'en profite pour zieuter discrètement et voir s'il est là ? Si ouais, préviens-moi d'un sms avant de lui donner la photo.” Sérieux ? Elle veut qu’il consomme ? Mais avec sa gueule de gamin de dix-huit ans, le barman va lui demander sa carte d’identité ! Et ce n’est clairement pas bon pour son ego. Cela dit, il prend tout de même l’argent. Ca fait partie du plan. Entrer. Consommer. Repérer. Envoyez un sms. Livrer la photo. Et le tour est joué. N’est-ce pas ? Ca ne peut pas être aussi simple que ça avec un crétin pareil. Max plie soigneusement la photo pour la faire entrer dans sa poche. Les pièces subissent le même sort. Tout droit dans la poche. “Et si le mec n’est pas seul, je me débrouille comment pour me débarrasser de son copain ? Et si jamais il n’apprécie pas tellement le message et que ça commence à partir en cacahuète à l'intérieur, tu le sauras ?” Est-ce que Max est un peu angoissé ? Mouais, peut-être. Au fond, là, caché derrière son assurance, oui. C’est la première fois qu’il va régler les comptes de quelqu’un. Et même s’il aime bien se battre, ce n’est pas non plus un kiff. Surtout que les autres clients risque de se joindre à la partie.

Il entre dans le Diablotin Rieur. Enfin, DANS, pas vraiment dans, hein. Enlevez-vous cette image dégueulasse de votre esprit ! Max est innocent, pur et gentil, vous vous rappelez ? Bref Il entre dans l’établissement. Il met quelques secondes à observer les lieux. Il est déjà entré dans de nombreux bars quand il était gamin. Il retrouvait sa mère après l’école. Parfois, plus grand, il a même été forcé de la ramener et de payer ses verres. Ces moments-là, elle ne tenait plus debout. Il était obligé de la soutenir sur plusieurs mètres. La marche de la déchéance, il avait appelé ça. Il se rappellera toujours de la fois où il a dû débarquer ici, sa soeur entre les bras. Ce n’est vraiment pas le genre d’endroits dans lequel on ramène un bambin. Et pourtant, il avait été obligé. “Hey, p’tit, tu cherches ton père ?” La voix vient de la gauche. Derrière le comptoir. Le barman. Merci, mec ! Merci, vraiment, de l’afficher comme un adolescent. Et tout le monde a entendu. Max expulse un soupir. En temps normal, il aurait répliqué, mais pas là. Il s’approche du gars et dépose ses pièces sur le bar. Okay, ça fait encore plus gamin. Comme s’il avait cassé sa tirelire en forme de cochon pour boire son premier verre de whisky. Putain, quoi. Crédibilité : zéro.

Allez, on redresse les épaules, on lève le menton. Faut pas oublier le moment de grâce et d’élégance de tout à l’heure. Un peu de nerf, bonhomme ! “Je veux juste un coca, merci...” “Okay, très bien.” Le mec récupère son dû et s’active derrière le comptoir. Max en profite pour repérer une table. Celle avec la meilleure vue, comme lui a bien précisé Jessica. Il l’a identifiée quand le verre se pose devant lui. Max adresse un signe de remerciement au barman et va s’installer à la table. Bon, alors. Avoir l’air décontracté, tout en sirotant un soda dont les bulles t’explosent à la gueule. Les doigts dans le nez. Il observe les quelques clients. Plutôt rapide. Il y en a cinq, penchés sur leurs verres. Donc une femme. Bim, éliminée d’office. Game over pour toi. Sorry, mais à moins que le pote Raf’ porte un vagin pour se cacher, ça ne peut pas être elle. Et les autres mecs… hé bien, ils ne ressemblent clairement pas à l’abruti qu’ils cherchent. Un verre de coca pour rien. Si il doit consommer dans tous les bars, il va avoir besoin de faire sortir tout ça. D'ailleurs, il devrait peut-être y aller aux toilettes. Histoire de prendre ses précautions.

Avant de bouger en direction des sanitaires, il sort son téléphone. Il tape rapidement quelques caractères. “RàS. J’arrive dans cinq minutes.” Hop, c’est envoyé ! Un petit pigeon voyageur va transmettre ce magnifique sms à Jessica. En attendant, Max termine son coca cul sec. Ouais, c’est trop un thug. Méfiez-vous, il serait capable de finir votre paquet de BN en entier ! K.C. l’a déjà défié de faire entrer tous les pop-corns d’un paquet. Il l’a fait. Il a failli vomir et à chaque parole, il postillonnait des pop-corns. Mais il l’a fait ! Bref, les toilettes, maintenant. Il pousse la porte de l’endroit tant désiré. Et il tombe nez-à-dos avec… Rafael. Il se planquait, le con ! Enfin, si uriner en sifflotant et en titubant est une manière de se cacher. Merde. Max fait quoi ? Il attend ? Il lui donne cash la photo, en prenant le risque de se faire uriner dessus ? La décision est vite prise. Il ne se rapprochera pas de ce mec qui a bien trop bu temps que son attirail ne sera pas rangé. Il s’appuie contre le mur, près de la porte, les bras croisés. Voilà une pose badass. Manque plus que les lunettes d’aviateur. Le mec finit par capter qu’il y a quelqu’un d’autre. Il le regarde en plissant les yeux. Okay, Max doit passer pour un psychopathe qui aime regarder les autres dans les toilettes. Bon, dans une autre situation, il s’en offusquerait. Mais pas là. Il doit quand même passer pour un mec effrayant. Si avoir la réputation d’un fou peut l’aider à être effrayant, il prend. Il prend tout !

Qu’est-ce que tu me veux ?” Ah oui ! La photo ! Heureusement que Rafael est là et qu’il pose les bonnes questions. Voilà un mec qui devait être un bon élève à l’école. Enfin, si seulement il est allé à l’école. “Une amie commune m’a demandée de te donner ceci.” Il sort la photo de sa poche. Il prend bien soin de la garder pliée, histoire de garder du suspense, vous voyez ? Et il attend. Il dévisage Rafael pour voir sa réaction. “Si tu veux mon avis, tu ne devrais pas faire attendre Jessica Jo…  HEY ATTENDS ! REVIIIIIENS !” Merde, merde, merde, merde. Le mec vient de s’enfuir. Genre, vraiment. Il court en direction de la sortie de service, Max sur ses talons. Bordel, quoi ! Il arrive à le rattraper, pile quand Rafael pousse la porte. Okay. C’est le moment de lui sauter dessus sans aucune élégance et c’est ce qu’il fait.

Ils s’effondrent tous les deux dans l’embrasure de la porte. Rafael arrive à amortir la chute de Max (merci mec, pour le matelas), mais pas totalement. Notre détective en devenir finit par se laisser tomber à côté du mec, avec un “Aïïïïeuh...” glorieux. Mais Rafael est déjà prêt à repartir. Il se remet debout. Max adopte alors la technique dite de la pieuvre : il s’accroche à tout ce qu’il peut pour ne pas le laisser filer. Ses pieds. Son pantalon. “Reste-là ! Fais pas le con !” Tu parles. Rafael n’en a que faire de Max. Il est déjà parvenu à se défaire de son agresseur/pieuvre/psychopathe/adolescent. Avec un bon coup de pied dans la mâchoire. Pas de dents cassées à déplorer. Juste le goût du sang quand il s’est mordu la langue. Et la mâchoire en feu. Rien de plus. C’est le principal. Max se remet sur ses pieds rapidement, mais pas assez. Le mec a déjà pris de l’avance. Et merde ! Pourvu que Jessica soit toujours dans le coin.



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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Lun 21 Aoû - 15:50

Un bon point pour lui, il fait fonctionner ses méninges, le Max. L'anticipation, c'est un bon truc à chopper dans ce métier ... et je suis pas un très bon exemple en la matière, faut l'avouer. Bon, bon, qu'est-ce qu'il doit faire dans ce cas-là ?

- S'il est pas seul, tu le contactes pas. Tu me préviens, tu ressors, je le suivrais jusqu'à ce qu'il soit seul.Et il est pas du genre à se battre, même bourré, même en plein trip. Sinon je te demanderais pas ça ! Mais au cas où ... si ça dégénère, tu fous le camp. Priorité numéro un, ok ?

Et c'est parti. Se caler sur le toit, résister à la tentation de choper la flasque et de m'en coller une rasade. J'ose pas imaginer la gueule du gamin si j'en profitais pour picoler. Dans le genre immature, ça se poserait là ! Nan, tout ce que j'ai à faire, c'est attendre. C'est "tout". Le plus chiant, dans ce boulot. L'attente. Je déteste ça ... mais j'ai confié un truc à Max, je dois lui faire confiance pour le gérer, nan ? Si. Et puis si ça permet d'éviter mon approche habituelle et les emmerdes qui en découlent dans soixante-dix pour cents des cas, c'est pas du luxe, non ? Et ça lui fournit une occasion de se faire un peu les dents, sans danger. Enfin j'espère ? P'tain, maintenant je me rappelle pourquoi je veux tellement bosser en solo. Moins de sangs ... Ah, message ! Eeeeeeeeeeet ... fausse piste. RAS, dixit mon espion fraîchement recruté. Evidemment, ç'aurait été trop simple de tomber dessus du premier coup. Je sens que ça va être long, cette histoire. Bon, cinq minutes et je rejoins l'entrée. Soupir. Pourquoi les choses ne peuvent JAMAIS être simples, hein ? Alors, l'adresse du suivant ...

Du barouf, c'est jamais bon. Et la voix de Max qui beugle, ça l'est encore moins. Courir au bord, vite, ranger le téléphone. OH, mais qui voilààààààà ? J'imagine qu'il était planqué dans un coin et que Max l'a déniché au dernier moment. J'suis pas fan des surprises, et j'hésite à classer celle-là dans la catégorie "Emmerde Surprise" ou "Bonne Nouvelle de la Journée". Un mix des deux ? Hé, mais c'est qu'il prend la fuite, l'animal ! Ok, va falloir sauter sinon il va se barrer. P'tain. Trente mètres de distance, au bas mot, six étages de hauteur. Youpi. Quand faut y aller ...

CRAC. AÏE. Sale bruit. Le zigue est à terre, ouf, mais ma cheville a fait un sale bruit ... Et ouais, ça fait mal. Une foulure, p'têt, ou pire. Bon, déjà, papoter avec Monsieur, ensuite lécher mes plaies. Façon de parler. Pas inconscient, pas blessé, juste jeté à terre, il se relève déjà. Deuxième ouf. Tututut, on décampe pas, pas avec moi. Le chopper par le col, en douceur ou presque, le plaquer contre le mur. Eviter le sourire satisfait-carnassier, pas évident, ça ...

- P'tain, Rafaël, je savais que t'étais pas une flêche, mais là ... t'as vraiment cru qu'essayer de me poser un lapin, c'était un truc à faire ?

Pupilles dilatées. Oh merde. Il est pas ivre, mais il est en plein trip. Il a peut-être même pas percuté le message de Max. Il a pu croire qu'il était la Faucheuse, pour ce que j'en sais. Bon, c'est pas comme si j'avais pas l'habitude des camés, mais c'est jamais agréable à traiter comme cas. Ne pas le quitter des yeux, sinon il va déconner, encore ...

- Max ? Rien de cassé ?

Nan parce que c'est le plus important, ça. Plus que le voleur minable qui esquive mon regard avec un air de plus en plus penaud. Vingt-cinq ans, et il se comporte comme si j'étais sa foutue mère. Ne pas le baffer, ne pas le baffer !
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be humans' worst enemy #Jessica Lun 21 Aoû - 19:09

Alcohol may be human's worst enemy


Putain que c’est dur. D’être un détective. De se prendre pour James Bond. Et c’est le mec qui a le nez collé au sol qui vous le dit. D’ailleurs, il a vu ce sol d’un peu trop près, si vous voulez son avis. Et vous le voulez, vous ne le savez juste pas. Il serait peut-être temps de se redresser et de rassembler le peu de dignité qu'il lui reste. Attendez… Non, en fait, il n’en a plus. De dignité. Partie. Envolée. Tant pis. Et il ne va pas chialer, non plus. Des chutes, il en a déjà faites. Des centaines, même. Ca a du bon de faire du free-running. Ca vous apprend à bien tomber et surtout, à ne pas verser une larme devant chaque hématome. Merde, je sais ! Il devrait devenir cascadeur. Il est casse-cou. Il est plutôt agile. Il pourrait totalement être cascadeur ! Bon okay, jamais il ne doublerait des stars comme Brad Pitt ou Bradley Cooper. 1/ Il ne leur ressemble pas 2/ Il n’est pas assez grand. Mais disons qu’il pourrait être le gars qui se crashe en voiture à longueur de journée. Vous pensez que ce serait possible ? Allez, dites oui ! Il adorerait faire ça ! Ca pourrait être carrément cool. Peut-être même plus que d’être détective. Désolé, Jessica, mais les cascades, c’est bien plus intéressant. Bien plus que de moisir sur une chaise la moitié du temps et le reste, à attendre qu’un mec veuille bien arrêter de se saouler. Faut l’avouer. Alors, c’est décidé, dès demain, il s’inscrit à l’école des cascadeurs. Enfin, s’il y en a une.

De toute manière, il est clair que Jessica est davantage compétente que lui. Regardez comme elle saute du toit avec aisance ! Jamais Max n’aurait pu faire un truc pareil. Il aurait fini explosé sur le trottoir, des morceaux de cervelle collés partout. Ou alors, il aurait pris les escaliers et il serait arrivé trop tard. Le mec aurait déjà filé. Non, vraiment, il n’a pas les compétences. Il est nul à chier. Incapable d’arrêter un drogué. Un drogué qui est plus rapide que lui. On peut aussi rayer la carrière de policier de la liste. Je vais réellement finir par croire que le boulot de cascadeur est le seul qui lui convienne. “P'tain, Rafaël, je savais que t'étais pas une flêche, mais là ... t'as vraiment cru qu'essayer de me poser un lapin, c'était un truc à faire ?” Putain, vas-y, c’est bon, il est jaloux ! Jessica a même des phrases badass à balancer. Et Max, lui, qu’est-ce qu’il a dit, hein ? Reste-là, voilà ce qu’il a dit. En étant à moitié affalé sur le sol. Autant dire qu’il a été ridicule. Plus que ridicule. Plus que plus que ridicule. On a la classe ou on ne l’a pas. Jessica a la classe. Max, non. Il faut se rendre à l’évidence. A moins que ses phrases ne soient le résultat de plusieurs années d’entraînement ? Si c’est le cas, ça rassurerait Max. Après tout, rien n’est perdu ! Il travaillera assidûment ses phrases et il arrivera au même niveau que Jessica. Hey, y a de l’espoir !

Bon, Max, il est temps de lever ton derrière de par terre. Non pas que ce soit vachement confortable. Du bitume, c’est toujours chouette. Surtout quand il fait chaud. Ca vous brûle doucement la peau. Ca sent mauvais. C’est dégueulasse. Bref, un plaisir ! Il repousse la porte qui essaye de se refermer sur lui, évidemment. La classe jusqu’au bout. Il époussete ses vêtements. C’est qu’il y tient ! S’il y avait eu la moindre déchirure, il l’aurait facturée à la cliente de Jessica. Aucune pitié quand il s’agit de ses fringues. Max, fashionista ? Totalement. Même si, très clairement, son look se résume à pas grand chose. La plupart du temps, il se promène avec une paire de baskets, un jean et un sweat. Sauf en été. Aaaah, là, il fait le foufou. Qu’est-ce que vous croyez ? Il sort les tee-shirts et parfois, la veste en jean. Hey, un vrai top model, le gars ! Il pourrait donner des conseils vestimentaires à Anna Wintour. Si, je vous jure ! “Max ? Rien de cassé ?” Ah merde, on n’est pas dans les Reines du Shopping. Faut se renconcentrer cinq minutes. Hmmm, lançons-nous dans un inventaire complet de tous ses membres. Il semblerait que tout aille bien. De toute manière, s’il lui manquait quelque chose ou qu’il avait mal, il le sentirait forcément. Non ?

Partons du principe que oui. Sinon, il va commencer à paniquer et à compter chacun de ses orteils. On en aurait pour dix ans. Oui oui, il en a beaucoup. Vous ne pensiez pas, hein ? C’est presque étonnant qu’il parvienne à tous les cacher dans ses sneakers ! “Yep, tout va bien. Notre pote a amorti la chute… D’ailleurs, super sympa Raf’, mais la prochaine fois, essaye de ne pas te casser en courant.” En parlant, Max avale les quelques mètres qui le séparent de Jessica et Rafael. Plus pratique pour discuter, vous ne trouvez pas ? C’est mieux que de hurler d’un point à un autre dans une ruelle. En plus, Max a pu vérifier que tout allait bien côté jambes. Et ça, c’est quand même vachement cool. “Mais toi, ça va ? Parce que tu as fait un de ces sauts... Impressionnant ! Je suppose que si je te demande, tu refuseras de m’apprendre ?” Bien vu, Einstein. Surtout que Max n’a pas les mêmes capacités physiques. Du moins, pas encore. On n’est pas à l’abri qu’un extraterrestre le kidnappe sur son vaisseau spatial et fasse des expériences étranges sur lui. Expérience qui lui permettrait d’acquérir une force surhumaine. Trop cool, non ? Bon, il n’y a pas un extraterrestre qui voudrait l’enlever ? Allez, ne faites pas vos timides ! Il fera la lessive et il se laissera disséquer sagement. Promis.

Maintenant qu’ils ont interpellé l’individu (hey, vous avez vu comment je parle trop comme des policiers ?), il faut l’interroger et le convaincre de donner l’argent qu’il doit. Enfin, ce n’est pas comme s’ils avaient prévu de boire un thé, tout en discutant du beau temps. Nope. Ils sont là pour affaire. Alors, ils restent professionnels. Et Max est bien décidé à montrer qu’il est motivé et plein d’initiatives. Le parfait petit détective. “Jessica Jones, que tu vois là, a été payée pour te retrouver. Il paraît que tu dois de l’argent à quelqu’un et si tu veux mon avis, ce n’est pas jolijoli. Ta mère ne t’a jamais appris à être honnête ?” Ah ben non, quelle question ! Le mec vole des trucs. On a vu plus honnête. Même le voisin de Max qui vole le courrier dans les boîtes aux lettres des voisins est plus honnête. Si, je vous jure ! Pour preuve : le mec remet les factures dans les bonnes boîtes aux lettres et il garde les pubs. Trop sympa. “Du coup, tu imagines bien qu’on ne va pas te laisser tranquille tant que ce ne sera pas fait. N'est-ce pas, Jessica ?” Logique. Ou alors, ce sont deux détectives (enfin, une détective et un apprenti) vraiment pourris. Et est-ce qu’ils sont pourris ? Non, messieurs-dames. Ce sont les meilleurs (surtout Jessica, soyons honnêtes) dans le secteur. Ils (Jessica) ont une réputation à maintenir. Ce n’est pas un énergumène comme Rafael qui va entacher leur image. Que nenni ! Tout ce qu’il risque d’entacher, ce sont leurs fringues. Si jamais ils le bousculent. Hm ? Violents ? Naaaaaaaaah. Entreprenants. Voilà tout. Faut savoir motiver les gens !


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