AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue sur le forum ♥️
Bienvenue sur EOD N'hésitez pas à regarder les pv ou scénarios !

Nous rappelons qu'un personnage marvel apporte +15pts et un scénario +10pts !
Aidez le forum à se promouvoir !
En faisant remonter notre publicité sur bazzart et prd !

 

 
It's a beautiful kind of pain. (cherik)





- #TEAM MAGNETO -
avatar


Fiche de compétence


Feuille de personnage
Compétences:
Stade du Virus Legacy : Atteint du virus : remède Genosha
Messages : 113 Points : 132 Célébrité : Michael Fassbender. Double-compte : DP et T'Challa.
Crédit : (avatar) Lolitaes - (signature) pathos Combat avec nous depuis : 19/05/2017

Message(#) Sujet: It's a beautiful kind of pain. (cherik) Sam 10 Juin - 11:12


---- how did "us against the world" become "me against you" ?
Les années passaient, douces consolations sur le temps qui défilait, qui s’effilait entre ses doigts. Il pouvait se démener, remuer avec vivacité et volonté, il n'aurait aucun impact sur le temps. Il continuerait à couler, à s'écouler lentement, irréversiblement. En laissant derrière lui ceux qui cherchaient à le rattraper et qui ne pourront même pas ne serait-ce que l'effleurer. Il avait tant perdu de temps, de souvenir. Il avait perdu des morceaux de sa vie, des morceaux qui se constituaient, qui constituaient cet Erik qu'il avait été et dont il n'avait aucun souvenir. Le temps lui avait enlevé tant de chose. Et il bataillait avec lui, continuellement pour le rattraper, pour le ployer sous ses désirs. Mais il était perfide, toujours à porté de main mais pourtant toujours inaccessible. Erik venait souvent à me demander quel homme il était. Qui était cet Erik qui était craint par certains, qui était aimé par d'autres, aduler ou haït ? Il avait pu découvrir certaines choses qui pourtant restaient inconnues, étrangères à son esprit. Il avait toujours combattu pour la cause mutante, accompagné, seul. Il avait été trahi, suivi, avait gagné, perdu. Il avait tant fait pour améliorer la condition de vie des mutants, de ses frères et sœurs. Et lorsqu'il regardait autour de lui, rien ne semblait changer, tout semblait avoir été figé dans ce monde qu'il avait quitté. Les humains avaient toujours le pouvoir. Les mutants étaient toujours jugés dangereux, parfois à éliminer. Il y avait des mouvements pacifique mais qui ne faisaient pas assez entendre leurs voix. Cet Erik faisait parfois parler de lui comme il l'eut déjà fait. Mais il restait relativement discret. Et Erik avait appris qu'il était mort. Sa surprise fut entière lorsqu'il apprit que ce fut par la main de Charles Xavier.  

Ainsi, son ancien ami, ancien amant, ancien partenaire avait porté ses doigts à sa tempe non pas pour apaiser ses craintes ou sa rage comme ils en avaient l'habitude mais bien pour le tuer. Pour le rendre inerte. Pour l'éliminer. Erik pensait avoir plus d'importance aux yeux du télépathe mais encore une fois, la vie de ses élèves, des humains l'importait plus. Après tout, ils restaient identiques et si différents à la fois. Ils faisaient passer leur propre vie en arrière plan pour la protection, la survie des élèves, des mutants. Et si leurs méthodes ne sont pas comparables, elles restent honorables. Charles... Il s'était demandé déjà ce que son vieil ami était devenu. S'il avait trouvé une femme pas trop farouche, pas trop cupide pour l'occuper, pour prendre soin de lui. Et instinctivement, ses poings s'étaient resserrés à cette idée. Stupide idée, Charles refusait de s'engager. Si pour Erik, les passages dans son lit ne représentaient qu'un divertissement, pour Charles, l'amour prônait sur la recherche de contact physique. Et en comprenant qu'il ne pourrait trouver un partenaire qui conviendrait -s'il ne l'avait pas déjà trouvé sans oser l'approcher, il s'était concentré sur l'éducation de la génération future. Charles était d'ailleurs devenu encore plus puissant qu'il ne l'était déjà à leur dernière rencontre. Ses pouvoirs ne semblaient pas avoir de limite. Semblables à ceux d'Erik qui s'étaient développés, devenant destructeurs, dangereux. L'un utilisait ses pouvoirs pour la paix, l'autre pour la guerre. Toujours le même refrain. Après toutes ses années, le temps n'avait pas eut d'impact sur certaines choses. Ces choses qui ne changeraient sans doute jamais. A  jamais ennemis, à jamais opposés par leurs idéaux. Et cette guerre qui se profilait à l'horizon était la preuve suprême de cette opposition constante. Jamais ils ne s'assembleraient, ne s'allieront. Ils étaient si différents. Différents et pourtant complémentaires d'une certaine façon.

« - affaiblit. Lord Magnéto ? »

Il semblait sortit d'un état second, ses yeux clignant comme pour le maintenir éveiller alors qu'il dévisageait la femme qui lui parlait. Une infirmière, son badge l'informait qu'elle s'appelait Catherine. Il tentait de se souvenir du sujet de son explication mais ce ne fut qu'un vide qu'il rencontrait. Comme toujours, sa mémoire semblait avoir des difficultés, charcuter tout le temps et peinant souvent à suivre le rythme effréné que lui imposait Erik. Ses sourcils froncés furent perçu par la jeune femme à la chevelure rousse qui lui rappelait une personne sans qu'il ne puisse y mettre le nom dessus sur l'instant. Elle reprit donc, d'une voix douce et à la fois légèrement sévère.

« L’État de santé de votre prisonnier, Charles Xavier évolue. Ses cellules saines sont dévorées par le Virus L. Les machines enregistrent des accélérations et ralentissements cardiaques ainsi que des insuffisances respiratoire. Il s'approche de la phrase 4. Si nous ne lui administrons pas rapidement le remède, son état risque de continuer à décliner jusqu'à la mort du sujet. »

Erik encaissait les mots, encaissait la vérité sans intervenir, sans réaction. Il réfléchissait longuement. Charles persistait à refuser son aide, comme toujours, trop fier. Sauf que son état devenait critique et Erik n'avait aucun contrôle là-dessus. Il se sentait sans défense face à cette réalité-ci, sans arme pour combattre. Ne devant que regarder son ami mourir, impuissant. Mais il restait toujours un espoir qui secouait Erik. Charles accepterait. Il le savait.

« Merci Catherine, tu peux disposer. »
« S'il persiste à refuser, vous n'aurez plus de choix. Vous devrez le laisser s'en aller. »
« Son heure n'est pas venue. »

Erik le savait, Charles avait encore tant de ses plans à déjouer. Il ne mourrait pas face à ce virus. Il était plus puissant que tous. L'allemand se redressait, abandonnant ses pensées ici. Il n'avait pas besoin de regarder sa montre, il savait quelle heure il était. Il savait ce qu'il avait à faire. En cet instant, alors qu'il s'avançait dans les couloirs, il se revoyait, des années en arrière, dans un appartement quelconque, attendant comme tous les soirs la venue de Charles. Il se glissait dans un coin de sa tête et ils partageaient d'une façon indirecte des choses anodines, des choses plus intimes. Toujours la même heure, jamais en retard. Erik était rattaché à cette perfection, à ces choses aux allures militaire. Elles étaient familières au contrôleur de métal et lui permettait d'évoluer avec plus d'aisance. La porte fut fermée avec la sécurité derrière lui, ne permettant à personne d'autres que lui d'entrer. Il s'avançait dans ces lieux qu'il connaissait par cœur. Il observait ce désordre ordonné que Charles avait laissé dernière lui. Il pouvait ainsi imaginer la journée de l'américain. Il savait qu'il détenait prisonnier son ami, que ce dernier ne lui pardonnerait jamais. Mais il avait ses raisons. Cela était important pour l'évolution de leur race, pour son élévation. Et Charles le comprendrait un jour, lui pardonnerait, il en était sûr.

« Bonsoir Charles. »

Saluait-il habituellement en venant s'asseoir à sa place, face à celle de Charles, devant une table vide où il déposait l'éternel jeu d'échec. Les pions se levèrent seuls, dansant lentement sur la plate-forme pour se positionner. Les blancs face aux noirs. Les blancs contre les noirs. Ironiquement, cela sonnait comme une confrontation entre eux, entre leurs idéaux, entre toutes ses choses qu'ils ne pouvaient que confronter, cracher sans animer la rage de l'autre. Erik attendait que Charles prennent place, calmement, patiemment. Ils avaient toute la soirée, tous les soirs.

« Tu ne manques de rien ici ? »

Demandait-il même s'il connaissait déjà sa réponse. Ce n'était que lui permettre de pouvoir lui balancer son emprisonnement. D'une certaine façon, il permettait à Charles de se défouler, sur son impuissance face à ce qui se passait. Il le laissait commencer, la partie, la soirée, les hostilités. Comme chaque soir, ils semblaient être sur la retenue, sur le contrôle de leurs émois. Ils étaient tout deux prêt à exploser, pour des raisons différentes. Deux êtres complets, entiers. Et ce soir comme les autres, on en venait à se demander qui était le prisonnier de qui.



" destroy everything until it is yours "
So… in effect, you swapped 5,000 human lives for one mutant one. That’s regrettable. But when there’s less than 200 mutants on the planet, I can live with that ©️pathos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://eve-of-destruction.forumactif.com/t69-erik-us-turning-on-



- #TEAM PROFESSOR X -
avatar


Fiche de compétence


Feuille de personnage
Compétences:
Stade du Virus Legacy : Atteint du virus : phase 3
Messages : 14 Points : 36 Célébrité : James McAvoy. Double-compte : Diva Loki.
Crédit : Lux. Combat avec nous depuis : 24/05/2017

Message(#) Sujet: Re: It's a beautiful kind of pain. (cherik) Lun 7 Aoû - 22:28




'cause baby now we got bad blood


EVERYONE IS A MONSTER TO SOMEONE.

La télépathie. Un don devenu inconscient, proéminant dans mon existence sans que je n’ai le moindre effort à fournir pour l’activer. De la concentration lorsque cela commençait à concerner trop de personnes ou pour prendre le contrôle de quelqu’un, des efforts pour faire fonctionner le Cerebro et focaliser nos recherches, du savoir faire pour effacer des pans de mémoires ou au contraire les réactiver… Mais l’infinie sensation de ne jamais être réellement seul dans la tête qui était la mienne. Toujours une voix entendue. Toujours un soupir murmuré au fond de mes pensées. Toujours le grésillement incessant qui me permettait de savoir les états d’âmes de ceux autour de moi. Je n’étais plus seul depuis très longtemps et j’avais fini par m’habituer à la présence familière tranquillement installée dans le fond. Si certains appréciaient le silence, moi j’ignorais jusqu’à sa signification.

Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce moment fatidique où je m’étais rendu compte que le virus avait fini par trouver la direction de mes propres cellules. Je ne me pensais pas plus immunisé que les autres, bien au contraire on me conseillait à chaque fois de faire attention. De me méfier. De ne pas m’approcher… Hank s’arrachait presque les cheveux à me voir outrepasser ses directives ou ses conseils. Pourquoi est-ce que ma vie vaudrait plus que celle des autres ? Pourquoi devrai-je être protégé quand les miens souffraient ? Pourquoi serais-je privilégié alors qu’ils mourraient au sein même de l’institut ? J’étais peut-être le professeur. J’étais peut-être un parti important des défenseurs de la paix, mais je ne valais pas plus que tous les autres. Elèves. Proches. Scientifiques. Adolescents. Enfants. Adultes. Tous méritaient d’être aidés et sauvés. Et si cela devait me coûter la vie, au moins je l’aurais perdue en défendant une cause qui me semblait juste.

J’étais prêt à me sacrifier pour eux. Et ça, une personne ne semblait pas exactement du même avis… Pourtant tous les autres m’avaient laissé faire. Moïra d’abord, sans doute la première à être au courant, qui m’avait incendié à sa manière ; et même si elle ne se rappelait absolument pas de ce que nous avions partagé, son attention me toucha plus qu’elle ne le devrais. Puis Hank. Et ensuite… Des informations déliées au compte goutte, préférant de loin continuer de faire tourner l’école et notre cause que de me laisser envahir par le doute ou l’égocentrisme dont d’autres faisaient preuve. J’avais tenu tout ce que j’avais pu. J’avais supporté bien au delà du raisonnable. J’avais tenu tête et corps pour ne pas faillir.

Et puis il m’avait capturé. Il était revenu d’entre les morts, de ces contrées lointaines où j’avais cru le mettre en sécurité… Ou bien nous mettre à l’abri ? Je n’en savais rien. Je n’avais pas pu le tuer, j’avais plutôt opté pour un sommeil profond. Sans cauchemars. Sans rêve. Simplement lui et sa conscience jusqu’à croire à sa mort. Et puis le revoilà : Erik. Magneto. Genosha. Toutes les perturbations que cela devait engendrer pour une seule et inéluctable fin : la mort d’un des deux partis. Et si j’étais incapable de mettre un terme aux jours de cet homme je n’ignorais pas que le contraire serait un jour possible. Il était viscéral. Spontané. Sanguin et enflammé. Rien ne l’arrêtait lorsque la déraison s’emparait de son âme… Alors quand il possédait à nouveau une raison de me détruire, il n’y avait plus aucune barrière pour nous protéger l’un de l’autre.

Se détruire à petit feu.
Se détruire…

Je fixai le contenu du lavabo avec un mélange de dégoût et de torpeur, appuyé sur mes bras au point de m’en être décollé de mon fauteuil. J’avais chaud. Froid. Tout à la fois et des tremblements tels que je du retomber lourdement en arrière. Les roues s’activèrent et je reculai jusqu’à me cogner au mur, le souffle aussi rauque que bruyant, le teint livide et les cheveux que je repoussai en arrière. Collants. Agaçants. Le dos tendu je du cependant me plier en avant pour étouffer une nouvelle quinte de toux, ne parvenant à m’éviter de vider le faible contenu de mon estomac que par un miracle méconnu. Les gouttes carmins qui marquèrent mon poing passèrent inaperçue, rapidement nettoyées par l’eau claire du robinet que je venais de tourner. Noyer le poisson. Se perdre dans la contemplation malsaine d’un poison qui s’échappe. Lui. Libre. Et moi coincé ici.

Plus les jours avançaient, plus le virus grignotait mes cellules en accentuant les symptômes. Si à l’extérieur je pouvais me permettre de prendre quelques pauses loin des yeux curieux, ici j’étais condamné à être surveillé continuellement. Je ne voyais pas les caméras mais j’en savais les positions. Je connaissais les micros et les capteurs. Je savais que ceux qui entouraient Erik ne manquaient absolument aucun signe afin d’être sûr que je demeurais en vie… Mort, je leur aurais été bien moins utile. La question était de comprendre pourquoi, alors que je n’avais plus mes pouvoirs psioniques mais que je conservais une grande partie de ma mémoire, ils avaient à ce point besoin de me maintenir dans cette prison de verre. N’avais-je pas déjà été leur image martyr ? N’avais-je pas déjà été violenté et maltraité pour assouvir l’impact médiatique qu’ils recherchaient ? alors pourquoi ne pas en finir maintenant ? Pourquoi m’agiter dans une cage… A attendre que d’autres viennent éventuellement me chercher. J’étais l’appât au milieu des prédateurs, voilà tout.

Je reniflai en me réinstallant sur mon siège, ajustant le pull qui ne semblait pas avoir de dommages. Mes gestes étaient loin d’êtres aussi sûrs et mesurés que je le voudrais et il me fallu quelques secondes pour calmer les tremblements incessants de ma main. Refermer le poing. Inspirer. Calmer ce cœur et rouvrir les yeux pour franchir la porte. Il était toujours à l’heure, ce vieil ami qui se corrélait si bien à l’âme du Diable. Cette entité, amie ou ennemie, dont je ne savais que faire. Une faiblesse comme une force. Mais bientôt, je n’aurais plus de cette force pour lutter. Bientôt je rendrais les armes et ce ne sera sans doute que meilleur pour tout le monde. Je n’estimai pas que ma position vaille des sacrifices. J’avais laissé suffisamment de pions en place pour qu’ils puissent lutter et continuer… J’aurais juste aimé ne pas mourir au fond d’un dôme en face de celui qui avait été un tout puis plus rien pour moi.

« Bonsoir Charles. »

Erik était déjà là. Fidèle à lui-même il était entré sans m’attendre et s’était mis à son aise… Tournant les roues de mon fauteuil roulant, je rejoignis la table. Face à face. Les yeux dans les yeux. Sa carrure qu’il voulait naturelle et mes efforts pour ne pas paraître trop mal en point. Après tout, qui avions-nous à impressionner ici ? Qui serait assez fou pour espionner le maître des lieux dans sa propre demeure ? Je m’arrêtai et actionnai le frein Blanc contre noir. Bien contre mal. La balance était pourtant si faible que les ténèbres semblaient prêtes à engloutir l’obscurité au moindre faux mouvement ; un éternel recommencement sans qu’aucun ne parvienne jamais à se satisfaire de sa victoire. Ou de sa défaite.

« Bonsoir, Erik. »

Je hochai la tête à son attention avant de soupirer face à sa prochaine question.

« Tu ne manques de rien ici ? »

Etait-ce un jeu ? Un amusement pour lui ? Une plaisanterie qu’il adorait lancer tous les soirs pour aviser d’un changement dans ma réaction ? Fourbe. Vicié. Malicieux. L’éternelle mauvaise foi de sa part et pourtant une telle sincérité dans le regard. Je m’étais promis de ne jamais retourner dans son esprit pourtant, des fois, juste un peu, j’aurais aimé pouvoir m’y glisser afin d’en arracher toutes les couches de crasses qui s’y étaient incrustées. Quelque part, il restait bon. Quelque part, il restait de confiance. Quelque part, il restait cet homme que j’avais sauvé de la noyade et en qui j’avais cru. Quelque part, il restait celui que j’avais embrassé et contre qui j’avais perdu toute folie. Une nuit. Une seule… Et la perspective éternelle d’être lié à un être comme lui.

« Je ne manque que de ciel et de liberté. » Rétorquai-je d’un ton calme.

La première pièce avait été bougée. Si on survolait la situation, je ne manquais effectivement de rien : des livres pour occuper l’esprit, des faux traités pour ficeler sa position, quelques bouts de recueils scientifiques mais rien de suffisant pour me permettre de travailler, de quoi dormir, de quoi manger, de quoi me laver et garder une certaine dignité. Et même des visites de sa part pour maintenir le maigre lien social qu’il me restait. Et outre cela ? Rien. Aucun lien avec l’extérieur. Aucun accès au reste du monde. L’incapacité totale de savoir ce qu’il se tramait au-dessus de ma tête ou même de différencier les jours de mes nuits. J’étais maintenu dans une capsule temporelle et il voulait que je m’en accommode… Est-ce qu’on demandait à l’oiseau maintenu derrière des barreaux s’il appréciait la vue depuis son perchoir ?

Erik pouvait être tellement cruel. Infiniment malsain, et sa façon de jouer ce soir n’en était qu’une preuve de plus. Je le sentais plus tendu que l’ordinaire. Réactif. Vif. Au point de faire des erreurs et de me laisser le dévorer avec patience sans ajouter un mot de plus haut que les autres. Il maintenait un degré de conversation stérile. Des banalités. Je le suivais sur ce chemin, apprenant quelques anecdotes sur l’extérieur sans que cela n’ai réellement d’intérêt. Parfois il évoquait un souvenir mais si j’avais le malheur de l’élargir, il réagissait vivement en claquant une pièce sur le bois de l’échiquier. Autre sujet de discorde, sa mémoire. La mienne la supplantait mais je refusais délibérément de lui fournir les informations qu’il pouvait – ou non – réclamer. Je ne voulais pas lui faire ce cadeau. Je ne voulais pas lui apporter les réponses sur un plateau. Il devait trouver seul, même si sa manière de faire pouvait entraîner la disparition pure et simple de mon existence.

« Combien faudra-t-il encore de mort pour que tu sois satisfait ? Devrais-je me prendre une nouvelle balle dans le corps pour correspondre à ce que tu attends de moi ? »

Mon ami était extrême. Violent. Radical. J’étais la méthode douce et cela du sans doute finir par lui déplaire comme l’attirer. Pourtant la façon qu’il eut de contracter son poing autour de la pièce de métal ne laissa aucun doute. J’étais en train de jouer avec ses nerfs. De l’agacer. De le titiller et ça ne lui plaisait pas… Je n’aimais pas cela non plus. Je détestais, à vrai dire, créer le conflit puis le supporter face à lui. Mais ce soir, j’étais fatigué. Epuisé. Eviscéré par mon propre corps en train de rejeter ce que j’avais toujours été et je n’avais pas la même patience face aux faux semblants. Nous n’avions jamais été hypocrites l’un en face de l’autre, sauf pour tout le reste de l’humanité.

Alors…

« A qui as-tu des comptes à rendre pour réclamer à ce point mon approbation ? Ne sais-tu toujours pas te débrouiller tout seul, toi qui te vante toujours de dominer le monde… ? »

J’outrepassais mes droits et mes possibilités. J’étais un privilégié qui crachait au visage de la main tendue à son attention. Je ne voulais pas de sa pitié ou de ses cajoleries. Je ne voulais pas être le petit animal docile qu’il s’amusait à dresser. Je n’avais jamais eu peur d’affirmer mes pensées et mes positions face à Erik… Et ce jour serait sans doute l’éternel recommencement de ce que nous avions toujours été : deux imbéciles en duel.

Je bougeai alors ma reine.

« Je ne vais pas te tenir la main dans ton projet de destruction. Tout ce que tu vas réussir à anéantir, ceux sont les efforts faits jusque là pour aider les nôtres à survivre. »

Et mettait son roi en échec et mate.

« Tu vas tous nous tuer, Erik. »


« I’m never getting
inside of that head again »


SOME PEOPLE ARE JUST BORN TO FIGHT ⋆ It’s not that they’re born brave. It’s not that they’re born strong. It’s just that the universe has decided that this one, this one will have grit and fire and steel in their blood. And it’ll be tested, this cosmic mettle of theirs. They’ll face trial after trial, be broken and damaged in countless ways.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



- #TEAM MAGNETO -
avatar


Fiche de compétence


Feuille de personnage
Compétences:
Stade du Virus Legacy : Atteint du virus : remède Genosha
Messages : 113 Points : 132 Célébrité : Michael Fassbender. Double-compte : DP et T'Challa.
Crédit : (avatar) Lolitaes - (signature) pathos Combat avec nous depuis : 19/05/2017

Message(#) Sujet: Re: It's a beautiful kind of pain. (cherik) Dim 13 Aoû - 9:06


---- how did "us against the world" become "me against you" ?
« Bonsoir, Erik. »

Toujours les mêmes mots pour commencer, toujours la même danse, que nous connaissions par cœur. Danse mortelle où nous nous enflammons, nous consumons. Sa voix était toujours la même, quoi que je m'en souvienne plus vivante. L'effet du virus, qui m'enrageait, qui me faisait serrer les poings devant mon incapacité à pouvoir l'aider. Moi qui avait besoin de contrôler, me retrouvait si faible devant son choix. C'était agaçant et par respect, je ne pouvais le forcer. J'avais besoin de l'avoir à mes côtés, comme il eut quelques années, au bord d'une plage, à Cuba. Où j'avais eu besoin de sa main dans la mienne. Où j'avais eu besoin de son aide, de l'aide de mon ami. Mais il n'avait fait que me regarder avec pitié, repoussant ma main, repoussant ce que j'étais pour rester avec cette humaine, avec ces humains. Il m'avait trahi, m'avait abandonné. Il avait préféré suivre ces humains dont il ne connaissait rien plutôt que de suivre un ami dont il connaissait toute la profondeur de son esprit. Etait-ce une vengeance, que de le faire moisir ici ? Peut-être. L'avoir simplement à moi, le garder propre, pur de ce que dehors, les hommes pouvaient faire.

« Je ne manque que de ciel et de liberté. »

Toujours ses piques pour me faire comprendre que mon idée ne lui convenait pas. Qu'un futur à mes côtés le répugnait, préférant mourir que d'être avec moi. Comment voulait-il que j'y réponde ? Pensait-il bêtement que par nostalgie à ce que nous avions vécu il eut un temps, je le laisserais partir ? Rejoindre ses élèves, ses humains ? On ne me l'arracherait plus, il était à moi. Je n'étais pas bon, je n'étais pas une personne de confiance, j'étais mauvais, égoïste, froid, fou. Je ne le laisserais jamais partir. Je regardais plus le plateau devant mes yeux que Charles. Son regard haineux dont je devinais sans mal l'expression me fusillait mais je m'en accommodais, l'ignorant simplement.

« Des choses qui sont à ta portée. Tu sais ce qu'il te reste à faire pour les avoir Charles. »

Déclarais-je simplement en bougeant une nouvelle pièce. Il savait oui. Me rejoindre pour parvenir à survivre. Il ne le fera cependant jamais. Par égo sans doute ? Ou peut-être la perceptive d'être à mes côtés pour toujours le rend malade. Les courbes de l'humain sont un meilleur endroit où il préfère être. Entre les reins de cette stupide fouineuse. Si j'avais le contrôle sur beaucoup de chose, ne pas l'avoir le concernant me tendait, me rendait fou. J'avais besoin de le contrôler, de le détruire si cela signifiait l'avoir à mes côtés. Un besoin malsain de l'avoir, en tant qu'arme, en tant qu'amant ? Moi qui n'avait jamais rien posséder, à qui on avait retiré le peu de bien que j'avais tenté de garder. Qui finalement avait commencé à prendre sans demander d'avis, à arracher, à tuer, pour que plus personne ne vienne me prendre ce à quoi je tenais, pour avoir à tout jamais un contrôle sur le monde, sur le temps. Mais j'étais si stupide de penser pouvoir tout contrôler. Je ne contrôlais finalement rien, j'étais aussi manipulé que les autres. Mais en prendrais-je conscience un jour ? Sans doute pas. Le temps avait tant passé, ne laissant de moi qu'un être mauvais, pourri. Qui jamais ne pourrait changer, rongé par ses démons, enfermé par des barbelés, rendu sourd par les cris de mes pairs morts en face de moi.

Parler avec Charles avait quelque chose de libérateur. Il ne pouvait plus contrôler mon esprit mais tentait de le manipuler toujours, discrètement, comme un serpent rampant jusqu'à sa victime pour la tuer de ses crocs. Il jouait autant que je jouais, qui contrôlait l'autre, qui dominait l'autre ? L'égalité n'avait plus sa place entre nous. Plus depuis qu'il avait refusé ma couche, ma main, mon cœur. Il devait ployer devant moi, se soumettre et accepter la réalité.

« Combien faudra-t-il encore de mort pour que tu sois satisfait ? Devrais-je me prendre une nouvelle balle dans le corps pour correspondre à ce que tu attends de moi ? »

Mes lèvres se pincèrent légèrement, d'agacement devant ses mots. Il était cruel, frappant dans un endroit si fragile en moi. J'avais toujours, du moins, de ce que je me souvenais, culpabiliser de l'avoir rendu handicapé. Il ne frappait que pour tenter d'avoir quelque chose de moi, des aveux, des réponses. Lui qui se retrouvait enfermé ici, où j'étais le seul rempart à sa liberté et le seul lien à l'extérieur. J'étais un fléau et un possible sauveur. Ce soir je ne saurais qu'un mur face à lui, qu'un bourreau. Il me poussait à bout, pour voir ce monstre qui grondait en moi, que je refusais de sortir. Il voulant tant le voir ? Faisons lui l'honneur. Pourtant, extérieur, seul de légers indices laissaient entrevoir la colère noire qui grondait en moi.

« A qui as-tu des comptes à rendre pour réclamer à ce point mon approbation ? Ne sais-tu toujours pas te débrouiller tout seul, toi qui te vante toujours de dominer le monde… ? »

« Ton approbation ? Je n'en ai que faire. Tu n'es qu'un pion semblable à un autre, sans le rôle si important que tu t'entête à te donner. »

Réponse à sa violence par la mienne. Blesser, libérer, tourner en round. C'était notre routine. Sans ne trouver jamais une solution. Deux hommes bornés qui refusaient d'avancer. Qui refusaient de faire des sacrifices, campés sur leur position. Un jour, changerons-nous ?

« Je ne vais pas te tenir la main dans ton projet de destruction. Tout ce que tu vas réussir à anéantir, ceux sont les efforts faits jusque-là pour aider les nôtres à survivre. »

Je l'observais un moment, rongé par la colère qui n'avait envie que de me posséder pour enserrer mes mains sur son cou, lui faire entendre raison. Mais je savais reculer ce monstre, le dresser. Ce monstre n'était qu'un tout de moi, qu'un ensemble. Sa reine trembla un instant sur l'échiquier avant de se décomposer en plusieurs morceaux de métal. Mes règles étaient ainsi. Personne ne réussirait à me faire tomber. Ceux essayant se retrouveront mort à mes yeux. Si je devais dresser la nouvelle ère sur des cadavres, je le ferais. Le monde n'en sera que plus blanc après tout ce mauvais sang coulé.

« Les efforts ? Tu veux dire tes efforts. Tes efforts n'ont jamais aidé les nôtres à vivre mieux, ils n'ont jamais rien fait à part te protéger. Regarde comment les nôtres vivent, en ce jour. »

Par la simple pensée, le mur derrière moi changeait, se modulait pour que des images passent dessus, montrant divers vidéos de chaînes d'information ou d'individus indépendants, montrant la cruauté dont les hommes font preuve face aux mutants. Tous ces morts, ces expériences, cette souffrance. Pourquoi ne la ressentait-il pas ? Pourquoi était-il si aveugle ? Si une poignée des nôtres vivaient bien, le reste ne vivait que dans la miséricorde et l'insécurité. Ils ne vivaient que dans la peur, dans l'angoisse. Ils avaient besoin d'un meneur, d'un sauveur. Non pas d'un homme cloitré chez lui qui levait la main en signe de paix alors qu'ils souffraient à sa porte. Charles n'avait jamais vu que ce qui l'arrangeait chez ces humains. Il devait ouvrir les yeux. Les images s'effacèrent alors que je plongeais mon regard dans le sien. Un énième combat où il n'y aura aucun gagnant, comme à son habitude. C'était devenu inutile de tenter de se battre face à quelqu'un qui n'écoutait pas, qui refusait de comprendre.

« Je ne fais que les aider. Je n'ai jamais fait autre chose que les aider. Nous sommes l'évolution Charles, le comprends-tu ? La mort de ces humains ne sera qu'une énième phase de l'évolution. Ils sont simplement trop égoïstes pour laisser la place. Alors il nous faut la leur arracher. »

« Tu vas tous nous tuer, Erik. »

Je fronçais les sourcils, me redressant sur ma chaise. Cette phrase résonnait dans ma tête si familière. Elle appartenait à un souvenir, à un malheur. Une tuerie, pour des idéaux trop faibles. J'avais fait des erreurs, j'en avais payé déjà le prix. Je pouvais maintenant aider les nôtres à vivre mieux. Un énième sacrifice, pour leur avenir. Je lui faisais dos, les mains serrer en poings, la respiration lente, contenant toutes émotions. Aucunes ne devaient m'empêcher d'avancer.

« Les seuls qui mourront seront les homo sapiens. Je sauve les nôtres alors que tu vas nous plonger dans une ère où nous seront exterminés et mis en esclavage. »

Il devait comprendre. Il devait comprendre que les hommes qu'il protégeait tant bien que mal seront les premiers à le tuer. Dans un geste désespéré, je tendis ma main vers lui. Un geste que j'aurais toujours avec lui. J'avais besoin de lui, qu'il comprenne. Nous avions tous besoin de lui.

« Rejoins les nôtres Charles. Aide-moi à assurer leur avenir. Aide-moi à les sauver. »

Un appel, encore un.
Qui obtiendrait encore la même réponse.
Un refus et un cœur qui saignerait.
Toujours la même danse.



" destroy everything until it is yours "
So… in effect, you swapped 5,000 human lives for one mutant one. That’s regrettable. But when there’s less than 200 mutants on the planet, I can live with that ©️pathos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://eve-of-destruction.forumactif.com/t69-erik-us-turning-on-


Contenu sponsorisé

- -


Fiche de compétence


Message(#) Sujet: Re: It's a beautiful kind of pain. (cherik)

Revenir en haut Aller en bas
 
It's a beautiful kind of pain. (cherik)


Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» une recette bonne et pas chere...le pain de viande
» LOU PAN GROUMAND (pain gourmand)
» 01. life is beautiful ? …Maybe ! Pv. Finn
» Crise du Pain !!!!
» No pain in your future. [Pv Sip]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: